En ce moment
 

1,9 million de Vénézuéliens ont quitté leur pays depuis 2015

1,9 million de Vénézuéliens ont quitté leur pays depuis 2015
Une enfant vénézuélienne migrante dans un campement improvisé près d'une station de bus à Quito le 22 août 2018RODRIGO BUENDIA

Quelque 1,9 millions de personnes ont quitté le Venezuela depuis 2015, fuyant la grave crise économique et politique que traverse leur pays, a indiqué l'ONU lundi.

"Avec plus de 2,6 millions de personnes à l'extérieur du pays maintenant, une approche apolitique et humanitaire est essentiel pour aider les pays qui les reçoivent en nombre croissant", a déclaré le Haut-Commissaire de l'ONU pour les réfugiés, Filippo Grandi, à l'occasion de l'ouverture de la réunion annuelle du Comité exécutif du HCR qui se tient cette semaine à Genève.

"Quelque 5.000 personnes quittent le Venezuela chaque jour actuellement, c'est le plus grand mouvement de population dans l'histoire récente de l'Amérique latine", a-t-il ajouté.

Interrogé sur ce flux quotidien, un porte-parole du HCR, William Spindler, a expliqué à l'AFP que "cette tendance est observée depuis le début de cette année", soulignant que "le grand exode a commencé cette année".

"Selon les données officielles gouvernementales, nous estimons que 1,9 million de Vénézuéliens ont quitté leur pays depuis 2015 pour se rendre principalement dans d'autres pays d'Amérique du Sud comme le Brésil, la Colombie, l'Equateur et le Pérou", a spécifié le porte-parole.

Le HCR et l'Organisation internationale pour les migrations, une autre agence de l'ONU, ont annoncé le 19 septembre avoir nommé l'ex-vice-président du Guatemala Eduardo Stein comme "Représentant spécial pour les réfugiés et migrants vénézuéliens".

La grave crise économique qui affecte le Venezuela, marquée par une récession prévue de 18%, une hyperinflation et des pénuries de nourriture ou de médicaments, a provoqué l'exode massif de centaines de milliers de Vénézuéliens.

"Je félicite les Etats qui ont maintenu leurs frontières ouvertes et qui offrent l'asile ou d'autres formes de séjour légal" aux Vénézuéliens, a relevé M. Grandi.

"Il reste encore beaucoup à faire pour garantir la cohérence régionale de la réponse apportée en matière de protection" des individus, a-t-il dit.

Vos commentaires