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24 Heures du Mans: les Toyota, grandes favorites, sur la 1ere ligne au départ

24 Heures du Mans: les Toyota, grandes favorites, sur la 1ere ligne au départ
De gauche à droite, le pilote argentin José Maria Lopez, le Britannique Mike Conway et le Japonais Kamui Kobayashi (Toyota TS050 Hybride LMP1 N°7), au Mans, le 14 juin 2019JEAN-FRANCOIS MONIER
sport

Les deux Toyota partiront en première ligne samedi pour la 87e édition des 24 heures du Mans, confirmant leur statut de grandissimes favorites de cette épreuve où elles ont déjà réalisé le doublé l'an dernier.

Celle pilotée par Mike Conway, Kamui Kobayashi et José Maria Lopez a devancé la voiture soeur de Sébastien Buemi, Kazuki Nakajima et Fernando Alonso, l'apanage du tour le plus rapide revenant à Kobayashi.

La 3e et dernière séance qualificative a été disputée à la nuit tombée sous un temps sec et a vu les Toyota hybrides démontrer leur supériorité sur les six autres voitures engagées dans la catégorie reine LMP1.

Elles sont les seules à être équipées d'un système de propulsion hybride à récupération d'énergie alors que leurs concurrentes ont des moteurs thermiques classiques moins puissants même si elles bénéficient d'un poids minimum moins élevé.

C'est l'équipage composé du Suisse Sébastien Buemi, du Japonais Kazuki Nakajima et de l'Espagnol Fernando Alonso qui l'avait emporté l'an dernier.

"C'est ma 2e pole position mais j'aimerais bien gagner au moins une fois", a ironisé Kamui Kobayashi, ancien pilote de F1, notamment pour Toyota, entre 2009 et 2014. Il avait déjà réalisé la pole position sur le circuit manceau en 2017 (bien 2017).

"En fait, je suis un peu déçu car même avec mon meilleur tour je suis à une seconde de mon temps" d'il y a deux ans, a ajouté le pilote japonais.

Au total, 61 voitures seront au départ de la course samedi à 15h00 (13h00 GMT) après le forfait de la Porsche N.99 du Dempsey-Proton Racing dû à un accident survenu lors des essais libres de mercredi.

Outre la catégorie LMP1 qui rassemble les voitures les plus puissantes, le plateau est composé de LMP2, de GTE Pro et de GTE AM pour les pilotes amateurs.

La seule chance réelle des adversaires de Toyota est de les voir éliminées par des accidents ou des pannes mécaniques lors des 24 heures de la course.

- amour/haine -

"Il faut accepter qu'au Mans vous n'avez jamais plus de 60% des choses sous votre contrôle", a souligné jeudi Pascal Vasselon, responsable de l'écurie Toyota. "C'est ce qui fait que vous aimez, et qu'en même temps vous détestez, le Mans", a-t-il ajouté.

Le différentiel de vitesse entre les voitures les plus rapides et les plus lentes sur les 13,6 kilomètres du circuit, surtout la nuit, représente l'un des plus grands dangers pour les pilotes lors de l'épreuve. A titre d'exemple, l'écart entre la Toyota la plus rapide et la GTE AM la plus lente était à l'issue des essais qualificatifs de plus de 40 secondes sur un tour.

La pluie, qui s'est invitée mercredi pour les premiers essais qualificatifs provoquant plusieurs accidents, n'est pas prévue ce weekend, même si ce risque ne peut jamais être totalement écarté dans la Sarthe.

L'un des enjeux de la course pour Toyota est de savoir lequel de ses équipages sera sacré pour le titre pilote alors que le constructeur nippon s'est déjà assuré celui des constructeurs en mai lors de l'épreuve de Spa en Belgique.

Celui composé de l'ex-champion du monde espagnol de F1 Fernando Alonso, du Suisse Sébastien Buemi et du Japonais Kazuki Nakajima tient la corde avec 31 points d'avance sur celui du Britannique Mike Conway, de Kobayashi et de l'Argentin Jose-Maria Lopez. Seul un abandon des premiers et une victoire des seconds pourrait changer la donne.

Fernando Alonso, qui a annoncé qu'il ne s'alignerait plus au Mans dans les prochaines années, vise également la "triple couronne", soit le championnat du monde de F1, une victoire au Mans et une autre aux 500 Miles d'Indianapolis. S'il a déjà rempli deux des trois conditions --champion de F1 en 2005 et 2006 et victoire au Mans en 2018-- la victoire dans la célèbre épreuve américaine se refuse toujours à lui. Jusqu'ici, le seul pilote à avoir réalisé cet exploit est le Britannique Graham Hill.

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