En ce moment
 

24 Heures du Mans: pour Alonso "c'était beaucoup de stress"

24 Heures du Mans: pour Alonso
L'Espagnol Fernando Alonso, vainqueur sur Toyota, sur le podium des 24 Heures du Mans, le 17 juin 2018 JEAN-FRANCOIS MONIER

Regarder à la télévision son coéquipier japonais Kazuki Nakajima boucler les 24 Heures du Mans au volant de leur Toyota a été "beaucoup de stress" pour l'Espagnol Fernando Alonso, vainqueur de l'épreuve pour sa première participation dimanche.

Q: Vous gagnez au Mans pour votre première participation. Comment vous sentez-vous ?

R: "C'est un sentiment incroyable ! Je suis encore un peu sous le choc... A cet instant précis, il est difficile d'exprimer des émotions, d'abord parce tu es suis fatigué ! (rires) Ensuite, tu es tellement concentré sur la course qu'il est difficile de réaliser ce que tu viens d'accomplir. Regarder la dernière demi-heure du dernier relais de Kazuki (Nakajima) à la télévision, c'était beaucoup de stress. Je ne savais pas s'il fallait regarder, dormir ou regarder le MotoGP qui passait au même moment à la télévision ! J'ai l'habitude d'être dans la voiture, de contrôler le rythme et le risque. Regarder ça à la télévision, c'était un peu plus stressant, mais le sentiment après la victoire est incroyable. L'adrénaline que nous avons maintenant, ces sentiments, dépassent la fatigue et le stress. Je suis très fier de mes coéquipiers et de mon équipe. C'est une réussite incroyable de gagner au Mans, de faire le doublé sans connaître aucun problème sur aucune des deux voitures pendant toute la course. La préparation a été parfaite et l'exécution aussi."

Q: Racontez-nous votre relais nocturne, au cours duquel vous avez semblé très à l'aise.

R: "J'ai vite trouvé le bon rythme et j'ai aussi eu un peu de chance dans le trafic, j'ai pu dépasser (les concurrents attardés) aux bons endroits. C'était un bon relais. Les conditions un peu plus fraîches semblent mieux convenir à mon pilotage. Pour le reste, j'ai essayé d'être là jusqu'au bout."

Q: Quel est votre plan pour la suite, remporter le Championnat ?

R: "Nous menons au Championnat après les victoires à Spa et ici (dans les deux premières manches de la saison, ndlr). Il n'est pas un secret qu'être champion du monde d'endurance était l'un de mes objectifs quand j'ai rejoint le WEC. Je ne dispute pas uniquement les 24 Heures du Mans mais la saison complète car je veux me battre pour le Championnat du monde. On verra si on peut y arriver. On a bien commencé en tout cas !"

Q: Va-t-on vous revoir rapidement aux 500 Miles d'Indianapolis ?

R: "J'y suis allé l'an dernier sans objectif particulier. Nous menions la course, nous étions proches de la victoire, mais nous avons manqué l'opportunité (abandon sur casse moteur à 21 tours de l'arrivée, ndlr). Ici, nous menions aussi et j'avais peur de rater encore l'opportunité, mais nous y sommes arrivés. L'IndyCar est un élément de la Triple couronne (du sport automobile, avec les 24 Heures du Mans et le Grand Prix de F1 de Monaco, qu'il a remporté en 2006 et 2007, ndlr) et c'est vraiment un objectif très attirant que d'essayer de la conquérir et de voir si tu peux être un pilote encore meilleur et plus complet. En F1, tu dépends des performances de ton équipe. Si ton équipe est première, tu seras premier ou deuxième, si elle est troisième, tu seras cinquième ou sixième. Pour être un meilleur pilote, plus complet, il faut gagner dans des séries différentes, contre les spécialistes de ces séries. Battre les spécialistes de l'ovale (en IndyCar) ou ici de l'endurance, qui connaissent tous les secrets, venir ici et être capable d'être à leur niveau, c'est très tentant comme objectif."

Propos recueillis lors d'un point presse.

Vos commentaires