A Hong Kong, l'art de rue explose

A Hong Kong, l'art de rue explose
Un passant regarde une fresque de l'artiste britannique Dan Kitchener peinte sur le mur d'un bar à Hong Kong, le 13 mars 2018Anthony WALLACE

Entre des fresques rendues célèbres par Instagram et des batailles de street art, la créativité des artistes de Hong Kong explose depuis quelques années, s'étalant dans ses ruelles et sur ses murs.

La partie commerciale de ce mouvement artistique est à l'honneur cette semaine dans l'ancienne colonie britannique à l'occasion de la sixième édition d'Art Basel, grande foire internationale de l'art contemporain.

Les oeuvres d'artistes représentés par des galeries pourront être vues pendant cinq jours à compter de mardi dans un énorme centre d'exposition sur le front de mer.

Mais l'art est également dans la rue. Le Britannique Dan Kitchener, 43 ans, qui signe des fresques murales, effectue ce mois ci sa troisième visite dans l'ex-colonie. Il peint à la bombe des scènes urbaines pleines d'atmosphère dans les ruelles pentues et étroites.

"Pour moi Hong Kong dégage un certain feeling, son échelle immense et ses gratte-ciel, et puis ces minuscules allées", dit l'artiste à l'AFP tandis qu'il peint le mur d'un bar.

Dan Kitchener aime particulièrement reproduire la lumière des néons, les reflets et la pluie qui l'avaient déjà captivé quand il était à Tokyo.

L'artiste vient d'achever de peindre un marché de rue avec force détails dans le quartier d'affaires de Wan Chai avant de passer au mur d'un troquet de Central, au coeur de la mégapole.

Juste en face du bar se trouve une fresque emblématique, réputée être le mur le plus photographié de la ville, signée par Alex Croft. Elle reproduit des rangées de maisons anciennes sur un fond bleu vif.

Hong Kong est dépourvu de musée d'art de renommée internationale et les grandes expositions s'y arrêtent rarement. Il est parfois difficile d'obtenir l'autorisation d'organiser des spectacles publics.

Mais la demande croissante en Asie ajoutée à un nombre croissant d'expositions commencent à changer la donne.

En 2015, une mosaïque de l'artiste de rue français Invader avait été vendue par Sotheby's Hong Kong pour 220.000 euros, un record mondial. La mosaïque représentait Hong Kong Phooey, chien masqué adepte des arts martiaux et personnage d'un dessin animé américain des années 1970.

Vos commentaires