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Affaire Michael Cohen: la juge rappelle l'avocat de Stormy Daniels à l'ordre

Affaire Michael Cohen: la juge rappelle l'avocat de Stormy Daniels à l'ordre
Michael Avenatti, l'avocat de Stormy Daniels, fait une déclaration à la presse à sa sortie du tribunal, le 30 mai 2018 à New YorkDon EMMERT

Michael Avenatti, le bouillant avocat de la star du porno Stormy Daniels, peut-il se retenir d'attaquer l'avocat de Donald Trump, Michael Cohen, dans les médias? Une juge new-yorkaise l'a prié de changer d'attitude mercredi.

M. Avenatti représente Stormy Daniels, de son vrai nom Stephanie Clifford, dans deux procès contre le président Donald Trump, l'un pour diffamation et l'autre pour dénoncer un accord de confidentialité censé lui interdire de parler d'une liaison qu'elle aurait eue avec le président américain en 2006.

Michael Cohen a versé 130.000 dollars à Stormy Daniels pour son silence, mais elle affirme que l'accord a été invalidé puisque Donald Trump affirme ne l'avoir jamais signé.

Mais, devant une juge fédérale new-yorkaise, Michael Avenatti demande aussi à être partie prenante à un autre dossier, par lequel les avocats de Michael Cohen essaient d'éviter que les enquêteurs fédéraux aient accès à certains documents saisis début avril lors d'une perquisition chez M. Cohen.

Les avocats de Michael Cohen ont obtenu de pouvoir examiner les millions de fichiers saisis pour déterminer ceux qui pourraient relever de la relation confidentielle avocat/client entre M. Cohen et M. Trump, et qui seraient donc inexploitables par les enquêteurs.

Ce tri, dont la juge a demandé à ce qu'il soit terminé au 15 juin, retarde de fait la poursuite de l'enquête, et la possible inculpation de M. Cohen.

M. Avenatti assiste aux audiences dans ce dossier, et a profité de l'attention médiatique qu'il suscite pour attaquer Michael Cohen, se montrant sûr de sa culpabilité dans de multiples tweets et interventions télévisées.

L'avocat de Stormy Daniels a aussi diffusé début mai des documents compromettants pour M. Cohen, indiquant qu'il avait reçu des sommes importantes de plusieurs entreprises, dont une liée à un oligarque russe proche du Kremlin.

Une attitude violemment dénoncée par les avocats de Michael Cohen.

"On n'a jamais vu ça", a accusé mercredi Stephen Ryan, jugeant Avenatti "téméraire" et "malveillant". Il a demandé à la juge de refuser que M. Avenatti soit partie prenante à ce dossier.

La juge a prévenu ce dernier qu'il "ne pouvait pas utiliser ce tribunal comme une plateforme" et devait mettre un terme à un comportement qui pourrait "priver M. Cohen du droit à un procès équitable", s'il voulait être partie prenante au dossier.

M. Avenatti n'a pas dit s'il allait changer d'attitude.

"Que je sois partie prenante ou non, cette affaire va attirer une couverture médiatique considérable", a-t-il simplement souligné.

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