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Affaire Seznec: les ossements retrouvés sont en cours d'analyse

Affaire Seznec: les ossements  retrouvés sont en cours d'analyse
Un os humain découvert dans la maison où habitait la famille Seznec, dans une photo diffusée le 25 février 2018 par l'auteur d'un livre sur l'affaire Seznec, Bertrand VilainBertrand Vilain
histoire

Les fragments d'os retrouvés dans l'ancienne propriété des Seznec à Morlaix (Finistère) sont en cours d'expertise afin de déterminer avec certitude qu'ils sont bien d'origine humaine, avant d'éventuelles analyses plus poussées, a indiqué lundi à l'AFP le parquet de Brest.

"Pour l'instant il ne s'agit pas d'analyses scientifiques mais d'une expertise sur le visuel, peut-être par un anthropologue", a expliqué le procureur de Brest, Jean-Philippe Récappé.

Ce n'est que s'il devait s'agir effectivement d'ossements humains qu'ils seront analysés plus en profondeur afin notamment d'essayer d'en rechercher l'ADN.

"Il s'agira aussi de voir si on peut définir s'ils appartiennent à un homme, à une femme, de quel âge ou encore voir depuis combien de temps ils sont enterrés. Ce n'est qu'après qu'on verra si on reprend les fouilles", a ajouté M. Récappé.

Près d'un siècle après la disparition de Pierre Quémeneur, conseiller général du Finistère, la découverte ce week-end de deux bouts d'os, lors de fouilles dans l'ancienne maison des Seznec, a relancé une des plus retentissantes énigmes judiciaires en France.

Sans preuves et sans aveux, Guillaume Seznec a été condamné en 1924 au bagne à perpétuité pour le meurtre un an plus tôt de Pierre Quémeneur avec lequel il était associé en affaires, ainsi que pour des faux en écriture. Mais le corps du conseiller général n'a jamais été retrouvé.

C'est pour tenter d'élucider cette énigme qu'un ancien avocat de la famille, Denis Langlois, et l'auteur d'un livre sur l'affaire, Bertrand Vilain, ont lancé des fouilles "privées" samedi dans l'ancienne maison des Seznec où l'élu aurait, selon eux, été tué involontairement par l'épouse du condamné.

Effectuées dans un ancien cellier, les fouilles ont livré un premier résultat samedi: "peut-être une tête de fémur", selon M. Récappé. Un autre fragment d'os a été retrouvé dimanche, cette fois par les enquêteurs de la police qui ont pris le relais après les premières découvertes. La PJ de Rennes a été saisie de l'enquête.

Avant de repartir vers 16H00 dimanche, les enquêteurs ont mis des scellés sur la maison avec les mentions: "lieu de recherche des causes de la mort" et "découverte de deux fragments d'os et une pipe".

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