En ce moment
 
 

Bande de Gaza: l'Egypte appelle à une trêve à partir de ce dimanche soir

Bande de Gaza: l'Egypte appelle à une trêve à partir de ce dimanche soir
© AFP
 
 

Le groupe armé palestinien Jihad islamique a annoncé dimanche avoir accepté un accord de trêve avec Israël, après la mort de 43 Palestiniens dont des enfants dans des raids israéliens sur la bande de Gaza en trois jours d'hostilités.

Dans l'après-midi, le médiateur égyptien a affirmé avoir obtenu l'accord d'Israël pour une trêve. Quelques heures plus tard, le Jihad islamique a annoncé avoir approuvé un accord élaboré par l'Egypte sur un arrêt des hostilités.

"Il y a peu de temps, une formule a été trouvée pour l'accord de trêve, qui porte notamment sur l'engagement de l'Egypte à oeuvrer en faveur de la libération de deux prisonniers" du Jihad islamique aux mains d'Israël, a affirmé dans un communiqué Mohammed Al-Hindi, chef de la branche politique du groupe.

Avant l'annonce du Jihad islamique, ce mouvement armé palestinien avait lancé plusieurs roquettes en direction d'Israël et de Jérusalem, qui ont été interceptées par le système de défense antimissiles israéliens selon l'armée.

L'Egypte appelle à une trêve à partir de 20H30 GMT (sécurité)

L'Egypte a appelé à une trêve à partir de dimanche à 23H00 locales (20H30 GMT) entre Israël et le groupe armé palestinien Jihad islamique, a indiqué un responsable des services de sécurité égyptiens. "L'Egypte appelle l'ensemble des parties à un cessez-le-feu à compter de dimanche 23H30 locales" dans la bande de Gaza, a déclaré ce responsable sous couvert d'anonymat. Juste après, le Jihad islamique a indiqué dans un communiqué qu'il "cesserait les hostilités" à partir de cette heure-là conformément à l'appel égyptien, mais a "souligné (son) droit de répondre à toute (nouvelle) agression" israélienne.

Plusieurs dizaines de morts

Dans la bande de Gaza, 17 Palestiniens dont neuf enfants ont été tués dimanche dans les raids israéliens sur notamment Jabaliya, la ville de Gaza et Rafah, a indiqué le ministère de la Santé du mouvement armé palestinien Hamas au pouvoir dans cette enclave sous blocus israélien depuis plus de 15 ans.

Depuis le début vendredi de l'opération israélienne ciblant le Jihad islamique dans l'enclave paupérisée, "43 Palestiniens sont tombés en martyrs dont 15 enfants" et "311 ont été blessés", selon un dernier bilan du ministère.

Avant les tirs de roquettes dimanche depuis Gaza, les sirènes ont retenti dans le secteur de Jérusalem, de Tel-Aviv et d'Ashkelon pour alerter sur les projectiles palestiniens et des habitants ont accouru dans les abris.

Carburant et électricité

Au moment des tirs vers Jérusalem, les centaines d'Israéliens célébraient une fête juive dans la Vieille ville située dans le secteur oriental de la Ville sainte, occupé par Israël. Des nationalistes juifs se sont rendus à l'occasion sur l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam mais aussi site le plus sacré du judaïsme appelé Mont du Temple, suscitant des condamnations dans des pays arabes.

En Israël, deux personnes ont été légèrement blessées par des tirs de roquettes depuis vendredi, selon des secouristes.

Les autorités israéliennes affirment par ailleurs que certains des morts palestiniens auraient été tués dans des tirs de roquettes ratés du Jihad islamique vers Israël, tombées dans l'enclave palestinienne.

A Gaza, le directeur de l'hôpital al-Chifa à Gaza a affirmé que son établissement avait besoin d'urgence de médicaments et d'électricité pour continuer à soigner les blessés.

L'unique centrale électrique de Gaza a été fermée samedi en raison d'un manque de carburant, quatre jours après qu'Israël a fermé les points de passage avec l'enclave en invoquant des raisons de sécurité.

"Résultat extraordinaire"

L'armée israélienne a lancé vendredi son opération présentée comme une "attaque préventive" contre le Jihad islamique, au cours de laquelle ses principaux chefs militaires à Gaza, Tayssir Al-Jabari et Khaled Mansour, ont été tués de même que plusieurs combattants du groupe.

La mort des chefs militaires a été confirmée par le Jihad islamique, considéré comme "terroriste" par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne.
Le Premier ministre israélien Yaïr Lapid a affirmé que l'opération à Gaza continuerait "aussi longtemps que nécessaire", qualifiant la frappe ayant tué samedi Khaled Mansour de "résultat extraordinaire".

Les autorités israéliennes ont justifié leur opération lancée vendredi par leurs craintes de représailles du Jihad islamique après l'arrestation de Bassem al-Saadi le 1er août en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël.

Ces deux derniers jours, quelque 40 membres du Jihad islamique ont été arrêtés par les forces israéliennes en Cisjordanie.

La confrontation entre Israël et le Jihad islamique est la pire depuis celle entre Israël et le Hamas en mai 2021. Cette dernière avait fait en 11 jours 260 morts côté palestinien dont des combattants et 14 morts en Israël, dont un soldat, d'après les autorités locales.


 

Vos commentaires