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Algérie-Nigéria: de Marseille aux Champs-Elysées, les fans des "Fennecs" y croient

Algérie-Nigéria: de Marseille aux Champs-Elysées, les fans des
Les supporters algériens aux Champs Elysées le 14 juillet 2019DOMINIQUE FAGET

Drapeau de l'Algérie sur les épaules, massés devant des télévisions sorties sur la Canebière à Marseille ou suivant le match sur un smartphone sur les Champs-Elysées, des milliers de supporters des "Fennecs" vibraient dimanche soir en France avec leur équipe, en demi-finale de la Coupe d'Afrique des Nations.

A la terrasse de l'Oriental, à Marseille, les supporters sont attablés ou carrément juchés sur les conteneurs à poubelles donnant une vue idéale sur l'écran géant installé par le cafetier. A quelques mètres de là, sur le Vieux-Port, des milliers de personnes attendent le feu d'artifice du 14 juillet. Mais ici, on a les yeux rivés sur le match, avec l'espoir d'une 3e finale continentale.

Et la foule explose à la 39e minute avec l'ouverture du score pour les hommes de Djamel Belmadi. Pétard, fumigènes, chants, les centaines de personnes rassemblées devant les écrans installés devant tous les cafés de l'avenue exultent. Plus que les joueurs, c'est Belmadi, le sélectionneur algérien, un ancien de l'Olympique de Marseille, qui a la faveur des Algériens de la cité phocéenne.

"Belmadi, on dirait qu'il vit le match, qu'il est sur le terrain. Il leur a redonné la fierté, la gagne", explique Ilyes, un Avignonnais venu voir le match avec ses amis à Marseille, alors qu'une clameur monte de la foule. 6e minute: but algérien... finalement annulé pour hors-jeu.

Quelques mètres en retrait, une dizaine de Nigérians sont là. Totalement dominés en nombre. "On est optimiste, on va gagner, 2-1", assure encore Ighalo, son fils de deux ans sur les genoux.

A Marseille, on veut croire à un nouveau titre continental pour les "Fennecs", après celui de 1990, le seul à l'actif de l'équipe d'Algérie. A travers le centre-ville, les terrasses des cafés sont envahies par les Algériens de France. Et le drapeau national est omniprésent, avec de nombreux drapeaux Amazigh également, celui des Berbères.

Et comme jeudi soir, après la victoire en quart de finale contre la Côte d'Ivoire, tous n'attendent que le coup de sifflet final et la victoire, pour déferler par milliers vers le Vieux-Port et hurler leur bonheur, au milieu des fumigènes, des "youyous", des pétards et des klaxons des gamins en scooters.

- Policiers déployés en nombre -

Quelque 9.000 jeudi étaient rassemblés sur les quais, ils pourraient être encore plus nombreux ce dimanche soir. Et les autorités ont prévu les grands moyens pour éviter tout problème avec les milliers de Marseillais déjà rassemblés autour du port pour le feu d'artifice.

Quelque 250 CRS et gendarmes mobiles, épaulés par une centaine de policiers municipaux, ont été mobilisés pour éviter des mouvements de foule dangereux. Et les trois principaux accès vers le Vieux-Port, dont celui de la Canebière, seront bloqués, en attendant que ceux venus assister aux festivités du 14 juillet aient cédé la place.

Marseille, Montpellier, Champs-Elysées: l'ambiance se ressemble. A Montpellier, où les célébrations ont été endeuillées jeudi par la mort d'une mère de famille renversée par un chauffard, Samir, 49 ans, est tunisien. Mais "j'ai toujours soutenu l'Algérie aussi", explique-t-il, pour se consoler de l'élimination de son équipe par le Sénégal.

A Paris, Nesrine est venu avec ses deux enfants de 4 et 8 ans. Des Algérois en vacances dans la capitale : "On se promène et en même temps si on gagne, on sera au meilleur endroit pour fêter ça", explique le père. Un de ses fils porte le maillot de Mahrez, l'attaquant des "Fennecs". L'autre celui de Zidane.

Le long de la "plus belle avenue du monde", des supporters suivent le début du match sur leur smartphone, assis sur des bancs.

A proximité, les forces de l'ordre sont aussi déployées en nombre, pour prévenir d'éventuels débordements.

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