Ambassade américaine en Israël - L'Iran qualifie la journée de lundi de "jour de honte" après le "massacre" de Palestiniens

ISRAEL

(Belga) L'Iran a qualifié la journée de lundi de "jour de honte" après le "massacre" d'une cinquantaine de Palestiniens de Gaza par des soldats israéliens au moment où les Etats-Unis inauguraient leur ambassade à Jérusalem.

"Le régime israélien massacre de sang froid d'innombrables Palestiniens qui manifestent dans la plus grande prison à ciel ouvert du monde", a affirmé le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif sur Twitter. "Pendant ce temps, (le président américain Donald) Trump célèbre le transfert de l'ambassade américaine illégale et (s)es collaborateurs (d'Etats) arabes gesticulent pour détourner l'attention. Un jour de grande honte", a-t-il ajouté. Les forces israéliennes ont tué 52 Palestiniens et blessé plus de 2.400 lors de manifestations contre l'ouverture de l'ambassade américaine à Jérusalem, à la frontière entre la bande de Gaza et l'Etat hébreu, lors de la journée la plus sanglante du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de l'été 2014 à Gaza. Plus tôt lundi, M. Zarif avait publié une lettre au secrétaire général de l'ONU accusant les Etats-Unis de "mépriser totalement le droit international" après le récent retrait de Washington de l'accord sur le nucléaire. La décision de M. Trump d'abandonner cet accord historique conclu en 2015 entre l'Iran et le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) constitue un "mépris total pour le droit international et la charte des Nations unies", avait écrit le ministre des Affaires étrangères cette lettre. Les actions américaines "violent le principe du règlement pacifique des différends, mettent en péril le multilatéralisme et ses institutions (...) et encouragent l'intransigeance et l'illégalité", a-t-il ajouté. Contrairement à l'Iran, "qui a scrupuleusement respecté ses engagements (...), les Etats-Unis ont toujours échoué à tenir leurs promesses (...) et en particulier depuis la prise de fonctions du président Trump", a-t-il déploré. Adressée au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, la lettre est datée du 10 mai, soit deux jours après la décision de M. Trump de quitter l'accord et rétablir les sanctions économiques contre Téhéran. Elle n'a été publiée que lundi sur le site du ministère des Affaires étrangères. M. Zarif effectue actuellement une tournée diplomatique en Chine, en Russie et en Europe, qui critiquent la décision du président américain et espèrent sauver l'accord. La République islamique exige désormais des "garanties" aux Européens pour rester dans l'accord. (Belga)

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