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Amnesty réclame la libération de l'étudiante belgo-nicaraguayenne Amaya Eva Coppens

(Belga) L'ONG Amnesty International a réclamé mercredi la libération de l'étudiante belgo-nicaraguayenne Amaya Eva Coppens, incarcérée depuis le 10 septembre dernier à Leon (nord-ouest du Nicaragua) après des actions de protestation contre le régime de Daniel Ortega.

"Il est évident que les autorités du Nicaragua font tout pour bâillonner les opinions divergentes. Les protestations contre le régime sont réprimées violemment, avec des centaines de morts depuis avril. Des personnes courageuses comme Amaya, qui élèvent leur voix contre cette répression démesurée, sont poursuivies et enfermées", souligne Wies De Graeve, directeur d'Amnesty International Vlaanderen. Une pétition a été ouverte sur le site www.amnesty-international.be/amaya-coppens Amaya Coppens, 23 ans, est accusée d'avoir été parmi les meneurs qui ont érigé des barricades et d'avoir incendié un bâtiment de l'université de Leon, où elle est étudiante en 5e année de médecine. Cinq autres jeunes ont également été interpellés pour leur participation aux manifestations antigouvernementales. Amaya Coppens est une dirigeante du Mouvement étudiant du 19-Avril, formé lors des manifestations contre le gouvernement de Daniel Ortega. La crise politique a commencé le 18 avril par des manifestations contre un projet de réforme de la sécurité sociale aujourd'hui abandonné. Lors de celles qui ont suivi, réprimées dans le sang avec plus de 320 morts et 2.000 blessés, les manifestants ont demandé le départ du président. Les Affaires étrangères belges ont lancé des contacts diplomatiques. En l'absence d'évolution positive, le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, rencontrera son homologue nicaraguayen en marge de l'assemblée générale de l'ONU fin septembre pour évoquer le dossier. (Belga)

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