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Arrestation d'Assange - Un proche d'Assange inculpé pour attaque informatique contre l'Equateur

Arrestation d'Assange - Un proche d'Assange inculpé pour attaque informatique contre l'Equateur
Internet

(Belga) Un Suédois arrêté jeudi, décrit par les autorités de Quito comme un proche du fondateur de Wikileaks Julian Assange, a été inculpé samedi pour attaque de systèmes informatiques, a annoncé le parquet équatorien.

Ola Bini a été interpellé alors qu'il tentait de se rendre au Japon le jour même où Assange, à qui l'Equateur venait de retirer l'asile, était arrêté dans l'ambassade équatorienne à Londres où il était réfugié depuis 2012. Dans un communiqué, le parquet général équatorien a annoncé avoir inculpé "un citoyen suédois de 36 ans pour sa participation présumée au délit d'attaque contre l'intégrité de systèmes informatiques". Un juge a ordonné "le placement en détention préventive de l'accusé et le gel de ses comptes bancaires". Sans révéler son identité, la ministre de l'Intérieur, Maria Paula Romo, avait affirmé jeudi qu'une personne proche d'Assange était impliquée dans un plan de "déstabilisation" du président Lenin Moreno et qu'il avait effectué des voyages à l'étranger avec l'ex-ministre équatorien des Affaires étrangères Ricardo Patiño. Elle avait aussi mentionné "deux hackers russes qui vivent aussi en Equateur" et liés à des "attaques systématiques" contre le gouvernement équatorien. Les autorités équatoriennes n'ont cependant pas dit s'ils étaient proches de WikiLeaks. Vendredi, la ministre de l'Intérieur a décrit Ola Bini comme une "personne proche de WikiLeaks", ajoutant qu'il s'était rendu ces dernières années au moins 12 fois à l'ambassade d'Equateur à Londres. L'Australien Julian Assange, 47 ans, a été arrêté jeudi dans l'ambassade de Quito à Londres où il était réfugié depuis 2012 pour éviter d'être extradé vers la Suède, où il était accusé de viol, un dossier depuis classé. Le président équatorien d'alors, Rafael Correa (2007-2017), avait accordé l'asile diplomatique au fondateur de Wikileaks. Pero Moreno, son successeur, lui a retiré l'asile de même que la nationalité accordée en 2017. (Belga)

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