Assassinat de Kim Jong-Nam: une suspecte a rencontré un agent nord-coréen avant le crime

Assassinat de Kim Jong-Nam: une suspecte a rencontré un agent nord-coréen avant le crime
Les deux suspectes de l'assassinat de Kim Jong-Nam, la Vietnamienne Doan Thi Huong (d) et l'Indonésienne Siti Aishah escortées par des policières le 24 octobre 2017 lors d'une reconstitution à l'aéroMOHD RASFAN

Une des deux suspectes jugées en Malaisie pour l'assassinat du demi-frère en disgrâce du dirigeant de la Corée du Nord a rencontré un agent nord-coréen un mois avant le crime, a indiqué mardi un avocat au cours du procès.

L'Indonésienne Siti Aisyah et la Vietnamienne Thi Huong comparaissent depuis quatre mois devant la Haute cour de Shah Alam, un district à la périphérie de Kuala Lumpur, proche de l'aéroport international où Kim Jong-Nam avait été assassiné le 13 février 2017.

L'avocat de Siti a déclaré que sa cliente avait été présentée à un dénommé James - identifié par la suite comme Ri Ji-U - dans un centre commercial de la capitale Kuala Lumpur le 5 janvier 2017, soit cinq semaines avant cet homicide digne de la guerre froide.

Ri Ji-U a recruté cette femme pour une farce du style "caméra cachée" qui s'est révélée être un complot fomenté par des agents nord-coréens recherchant deux femmes pour commettre ce qui allait devenir un assassinat, a expliqué l'avocat.

Au moment où il attendait un avion pour Macao, Kim Jong-Nam avait été approché par les deux jeunes femmes et agressé au VX, un agent neurotoxique, version hautement mortelle du gaz sarin considérée comme une arme de destruction massive. Il avait succombé peu après.

Arrêtées par la suite, les suspectes avait plaidé non coupables à l'ouverture du procès en octobre dernier, affirmant avoir été trompées, croyant participer à une émission de télévision du style "caméra cachée".

La police malaisienne avait indiqué lors de l'enquête que quatre suspects nord-coréens avaient fui le pays le jour de l'assassinat de Kim Jong-Nam, un critique du régime nord-coréen qui vivait en exil.

Dès le début de l'affaire, la Corée du Sud a accusé le Nord d'avoir orchestré l'assassinat, ce que Pyongyang a toujours démenti.

Selon des experts, la Corée du Nord possède le VX, un puissant neurotoxique interdit.

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