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Assemblée générale des Nations unies - Charles Michel a tenu une discussion "à cœur ouvert" avec le président turc Erdogan

(Belga) Le Premier ministre belge Charles Michel s'est entretenu longuement avec le président turc Recep Tayyip Erdogan au siège des Nations Unie lundi, en marge de l'assemblée générale onusienne à New York. "Ce fut un entretien bien plus à cœur ouvert que je ne l'escomptais", a déclaré Charles Michel à l'issue de cette discussion, mais "nous pensons qu'il est nécessaire de dialoguer davantage encore sur une série de points et de mieux coopérer".

Le Premier ministre belge est arrivé lundi à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies et a directement rencontré le dirigeant turc, plus d'une heure durant. Beaucoup d'éléments ont été passés en revue, du rôle géopolitique de la Turquie dans la région, à la lutte contre le terrorisme, en passant par la migration, les relations avec l'UE et la situation de l'Etat de droit et de la liberté de la presse dans la république. Estimant que la discussion avait été menée à "cœur ouvert", Charles Michel a insisté sur le fait qu'il était "nécessaire d'avoir une discussion ouverte et honnête sans être trop diplomatique". La Belgique et la Turquie divergent sur de nombreux points, mais les deux dirigeants partagent l'avis que leurs pays nécessitent "plus de dialogue" et doivent tout entreprendre pour "mieux coopérer sur divers éléments", selon M. Michel. La Turquie se situe dans le voisinage immédiat de l'Europe, souligne le Premier ministre belge, si bien que le pays restera à l'avenir un partenaire de discussion important dans le domaine de la migration, de la lutte contre le terrorisme et de la stabilité dans la région. Il a donc été question durant la rencontre de donner un nouvel élan à la concertation bilatérale en matière de sécurité et justice, et de partage de données dans la lutte contre le terrorisme. Une meilleure coopération avec Ankara ne signifie pas pour autant qu'il faut "rester sourd ou aveugle", relève M. Michel. "J'ai rappelé que les principes de démocratie, d'état de droit et de liberté de la presse sont des valeurs fondamentales en Belgique". Quant à l'adhésion de la Turquie à l'UE, le Premier ministre belge estime que ce processus n'est actuellement "pas réaliste". "Ce qui est nécessaire, c'est une coopération stratégique". (Belga)

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