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Athlétisme: le contrôle positif de Kiprop confirmé, ses accusations d'irrégularités rejetées

Athlétisme: le contrôle positif de Kiprop confirmé, ses accusations d'irrégularités rejetées
L'athlète kenyan Asbel Kiprop, lors du meeting de Zurich le 3 septembre 2015MICHAEL BUHOLZER

Le contrôle antidopage positif à l'EPO d'Asbel Kiprop a été confirmé vendredi par l'Unité d'intégrité dans l'athlétisme (AIU), organe indépendant chargé des questions d'intégrité et de dopage dans la discipline, qui a également rejeté les accusations d'irrégularités portées par le Kenyan, triple champion du monde et médaillé d'or olympique du 1500 m.

"L'AIU confirme que de l’érythropoïétine (EPO) a été détectée dans l'échantillon d'urine de M. Kiprop collectée le 27 novembre 2017, écrit l'instance dans un communiqué. Le 3 février 2018, M. Kiprop s'est vu notifier le résultat d'analyse anormal et le 20 février, M. Kiprop a été informé que l'échantillon "B" avait confirmé ce résultat d'analyse anormal. Le 16 mars 2018, M. Kiprop a été poursuivi pour violations des règles anti-dopage de l'IAAF (la Fédération internationale d'athlétisme, ndlr) et le dossier est maintenant entre les mains du Tribunal disciplinaire indépendant de l'IAAF."

L'AIU rejette ensuite en bloc les accusations portées la veille par le coureur kényan, qui évoquait des irrégularités lors du contrôle.

L'AIU affirme qu'"il n'y pas eu de mélange et de falsification de l'échantillon". L'instance confirme que le contrôleur a informé Kiprop à l'avance de la date du contrôle, ce qu'elle juge "extrêmement décevant". Mais elle ajoute que cette information "ne peut pas avoir provoqué la présence d'EPO dans l'échantillon de M. Kiprop".

"Ce point sera jugé par le Tribunal", précise-t-elle.

L'AIU nie également avoir brisé la "confidentialité de la procédure".

L'AIU dément enfin qu'une offre d'ambassadeur de l'anti-dopage ait été proposée à Kiprop en échange de la reconnaissance de sa culpabilité.

"Avant le début de la procédure disciplinaire, les enquêteurs de l'AIU ont rencontré M. Kiprop, explique l'instance. Le but était de lui notifier le contrôle positif et lui offrir l'opportunité d'admettre son délit ou de fournir des informations sur le dopage dans l'athlétisme. C'est une pratique standard lorsqu'une substance dopante sérieuse est détectée dans un échantillon. Toute suggestion indiquant qu'il y aurait eu quelque chose de non-conforme dans cette conversation est totalement fausse."

L'annonce du contrôle positif à l'EPO de Kiprop est un nouveau coup très dur porté à l'athlétisme kényan. Agé de 28 ans, Kiprop a été l'un des maitres du demi-fond ces dernières années avec trois titres de champion du monde du 1500 m (2011, 2013, 2015) et un sacre olympique sur la même distance en 2008 à Pékin à la suite du déclassement pour dopage de Rachid Ramzi.

Plus de 40 athlètes kényans ont été déclarés positifs lors des cinq dernières années. Le Kenya a été placé en 2016 sur la liste des pays sous surveillance de l'IAAF. Et ce n'est qu'à la suite de l'adoption d'une nouvelle loi antidopage, juste avant les Jeux de Rio en 2016, que le pays a été retiré de la liste des nations "non conformes" de l'AMA.

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