En ce moment
 

Athlétisme: un nouveau laboratoire antidopage au Kenya en septembre

Athlétisme: un nouveau laboratoire antidopage au Kenya en septembre
Le président de la Fédération kényane d'athlétisme Jackson Tuwei lors d'une conférence de presse, le 27 août 2018 à Nairobi Yasuyoshi CHIBA
sport

Un nouveau laboratoire d'analyse d'échantillons sanguins, certifié par l'Agence mondiale antidopage (AMA), va ouvrir ses portes en septembre à Nairobi, a annoncé lundi la fédération kényane d'athlétisme.

Cet établissement analysera les échantillons concernant toutes les disciplines de l'athlétisme au Kenya, en Erythrée, en Ethiopie, en Tanzanie et en Ouganda.

Jusqu'à présent, les échantillons sanguins des athlètes d'Afrique de l'Est devaient être envoyés en Afrique du Sud ou en Europe pour être analysés dans les 36 heures au sein d'un laboratoire certifié.

L'étroitesse de cette fenêtre horaire, qui n'était régulièrement pas respectée, conduisait à de fréquentes entorses aux règles antidopage.

"Ce sont les meilleures nouvelles que nous ayons reçues cette année, et nous sommes très heureux parce que nous pensons que cela nous aidera à lutter efficacement contre cette menace qu'est le dopage", a déclaré le président de la fédération kényane d'athlétisme Jackson Tuwei lors d'une conférence de presse.

"Maintenant, (l'analyse des échantillons sanguins) sera plus rapide, plus facile et moins chère. Nous travaillons en étroite collaboration avec l'Unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU) et l'agence antidopage du Kenya", a ajouté Tuwei.

"Les athlètes qui choisiront de se doper en paieront maintenant les conséquences", a martelé Tuwei.

Les cas de dopage concernant des athlètes kényans se sont multipliés ces dernières années.

Au cours du dernier mois, cinq coureurs originaires de ce pays ont été provisoirement suspendus par la fédération internationale d'athlétisme (IAAF) pour des cas de dopage.

Au total, ce sont 114 athlètes kényans qui ont déjà été suspendus pour des infractions liées au dopage, dont 54 le sont actuellement.

Vos commentaires