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Attaque de drones en Arabie : l'Irak redit à Pompeo que son sol n'a pas été utilisé

Attaque de drones en Arabie : l'Irak redit à Pompeo que son sol n'a pas été utilisé

(Belga) Le Premier ministre irakien a réitéré lundi au secrétaire d'Etat américain que son sol n'avait pas été utilisé pour attaquer des installations pétrolières saoudiennes, après des informations jugeant possible que des projectiles aient été tirés d'Irak, malgré une revendication des rebelles yéménites.

L'Irak, où évoluent de nombreuses milices et factions paramilitaires proches de l'Iran, est pris en étau entre ses deux grands parrains: Téhéran et Washington, dont le grand allié dans la région est l'Arabie saoudite, avec laquelle Bagdad a fortement réchauffé ses relations, au grand dam de l'Iran. Dès dimanche, le Premier ministre irakien Adel Abdel Mahdi a réfuté des informations de presse selon lesquelles des drones ou des missiles de croisière avaient décollé de son sol vers l'Arabie saoudite, alors que les Etats-Unis assuraient ne pas prendre au sérieux la revendication des Houthis, les rebelles yéménites. Soutenus par l'Iran et faisant face depuis 2015 à une coalition militaire menée par Ryad, les Houthis ont revendiqué une attaque de drones sur deux installations pétrolières du géant saoudien Aramco, qui a réduit brutalement la production saoudienne. Deux jours après cette attaque qui a provoqué des incendies dans les deux installations, M. Mahdi a martelé par téléphone à Mike Pompeo que Bagdad "interdit toute utilisation de son sol pour lancer des attaques contre des voisins". Dans un communiqué du bureau du chef du gouvernement irakien, il est précisé que M. Pompeo a fait état d'informations collectées par les Etats-Unis "confirmant" que le sol irakien n'avait pas été utilisé pour cette attaque. L'Irak appelle depuis des mois à ce que son territoire soit épargné en cas de débordement de la crise entre Washington et Téhéran. De récents raids sur des bases de groupes paramilitaires chiites irakiens proches de l'Iran - qu'ils ont attribués à Israël - ont fait redouter une escalade, sans conséquences militaires jusqu'ici mais dont les répercussions se font sentir sur la classe politique irakienne, fortement divisée entre pro-Téhéran et pro-Washington. (Belga)

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