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Attaque de drones en Arabie - L'ONU dans l'inconnu sur la responsabilité des attaques en Arabie saoudite

(Belga) L'émissaire de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, a déclaré lundi au Conseil de sécurité ne pas savoir qui était derrière les attaques menées samedi contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, soulignant la nécessité pour les parties yéménites de revenir à un processus politique.

"Nous ne savons pas qui est derrière ces attaques mais le fait que les Houthis en aient revendiqué la responsabilité est en soi grave", a affirmé l'émissaire lors d'une réunion ordinaire du Conseil de sécurité sur le Yémen. "Ce type d'action risque d'entrainer le Yémen dans un conflit régional", a-t-il averti, en parlant d'"escalade militaire inquiétante". Lors de la discussion, plusieurs pays (Royaume-Uni, France, Koweit, Russie...) ont vivement condamné ces attaques sans identifier de coupable. La nouvelle ambassadrice américaine à l'ONU, Kelly Craft, a répété de son côté la position du département d'Etat selon laquelle l'Iran était responsable. Téhéran a démenti ces accusations. Les explosions survenues samedi en Arabie saoudite, provoquées par une attaque présumée de drones, ont déclenché des incendies dans l'usine d'Abqaiq, la plus grande pour le traitement de pétrole au monde, et sur le champ pétrolier de Khurais. Martin Griffiths a appelé les Yéménites à reprendre le dialogue pour mettre fin à la guerre. Parallèlement aux efforts en cours pour appliquer les accords de Stockholm de décembre dernier, "les parties yéménites doivent aller de l'avant pour reprendre sans retard un processus politique inclusif", a-t-il dit. Les accords conclus en Suède visaient à un cessez-le-feu dans la région de Hodeida (ouest), un retrait de combattants et un vaste échange de prisionniers. Si des progrès ont été accomplis dans les deux premiers volets, rien n'a bougé sur le troisième, a reconnu l'émissaire. La guerre oppose depuis plusieurs années les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran, au gouvernement yéménite appuyé par une coalition arabe dirigée par l'Arabie Saoudite. Il a fait des dizaines de milliers de morts et plongé ce pays dans la pire crise humanitaire au monde, selon l'ONU. (Belga)

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