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Attaque terroriste au Mali: le bilan s'alourdit, un Belge tué et deux autres introuvables

 
 

Le prestigieux hôtel Radisson de Bamako, la capitale du Mali, a été le théâtre d'une prise d'otages ce vendredi. Au total "125 clients et 13 employés" ont été pris en otage. Le dernier bilan fait état de 27 morts parmi les clients et employés. Au moins trois terroristes ont été tués ou se sont fait exploser, d'après une source militaire. Charles Picqué et Rudy Demotte ont annoncé que l'un des otages tués était fonctionnaire du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Environ 170 personnes se trouvaient dans l'hôtel lors de l'attaque.

Au total "125 clients et 13 employés" ont été pris en otage ce vendredi dans l'hôtel Radisson de Bamako, du groupe hôtelier Rezidor à Londres. De nombreux clients ont été libérés au cours des heures qui ont suivi l'attaque lancée ce matin par plusieurs terroristes. Les forces de l'ordre ont donné l'assaut en milieu de matinée.

Le dernier bilan, issu d'une source militaire, indique qu'il y a 27 morts parmi les clients et les employés.  "Au moins trois terroristes ont été tués ou se sont fait exploser", ajoute la source, sous couvert d'anonymat. La recherche des corps d'éventuelles autres victimes se poursuivait dans l'hôtel. Un précédent bilan de sources militaire et de sécurité maliennes faisait état de deux assaillants tués ainsi qu'au moins 22 clients et employés.

D'après nos confrères de France Info, l'attaque a été revendiquée par les jihadistes d'Al Mourabitoun, un groupe lié à Al-Qaïda.


Deux Belges n'ont toujours pas donné de nouvelles

Plus de cinq Belges étaient enregistrés dans l'hôtel dans lorsque les terroristes ont pris d'assaut le bâtiment. Le ministre belge des Affaires étrangères indique que deux d'entre eux manquent toujours à l'appel. "Je peux dire que quatre Belges qui étaient dans l'hôtel sont maintenant sains et saufs. Nous avons malheureusement deux belges dont nous n'avons aucune nouvelle", confie Didier Reynders dans le RTLinfo 19H. Concernant Geoffrey Dieudonné, le Belge dont le décès a été annoncé par Charles Picqué et Rudy Demotte, son corps n'a pas encore été identifié. "Nous avons prévenu sa famille qu'il était fortement probable qu'il soit décédé dans l'attaque. Mais nous n'avons pas encore de confirmation pour le moment. Nous confirmerons cela dès que l'information nous viendra du Mali", explique Didier Reynders.

Plusieurs Belges ont donc pu être secourus par les forces maliennes et françaises. "Il s'agit essentiellement de personnes qui se sont réfugiées dans leurs chambres, et qui ont été ensuite sauvées. J'ai d'ailleurs remercié les autorités maliennes et françaises pour leur collaboration", explique Didier Reynders.

RAPPEL DES FAITS DE CE MATIN

Une fusillade était en cours vendredi matin à l'hôtel Radisson de Bamako, au centre de la capitale du Mali, devant lequel les forces de l'ordre ont établi un périmètre de sécurité. Des tirs d'armes automatiques pouvaient être entendus de l'extérieur de l'hôtel qui compte 190 chambres. "Ca se passe au septième étage, des jihadistes sont en train de tirer dans le couloir", a déclaré une source de sécurité à l'AFP. Selon une source sécuritaire malienne, des assaillants sont rentrés dans l'enceinte de l'hôtel à bord d'une voiture avec une plaque diplomatique.

27 victimes d'après un dernier bilan ce vendredi soir

Au total, il y aurait 27 victimes parmi les clients et employés, selon une source militaire. Selon le propriétaire de l'hôtel, cité par l'hebdomadaire Jeune Afrique, l'attaque a été menée par "trois individus lourdement armés". Ce vendredi soir, la source militaire de l'AFP indiquait que trois terroristes ont été tués ou se sont fait exploser.

Outre des policiers et des militaires maliens, des forces spéciales de la gendarmerie sont arrivées sur les lieux, où étaient également visibles des membres de la force de l'ONU au Mali, la Minusma, des forces françaises et des forces spéciales américaines, selon l'AFP sur place. Selon le quotidien Le Monde, 40 hommes de l'unité d'élite du GIGN (Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale) et 10 hommes de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, s'apprêtent à quitter Paris pour Bamako. 


Qui sont les victimes? Au moins cinq Belges enregistrés dans l'hôtel, un otage tué était Belge

Plusieurs ressortissants étrangers résidaient dans l'hôtel avant l'attaque, dont plusieurs Belges. Un Belge est décédé alors que quatre autres ont été mis en sécurité. Deux autres n'ont pas encore donné de nouvelle.

En outre, six membres de la compagnie aérienne turque Turkish Airlines (THY) se trouvent dans l'hôtel, a indiqué une source gouvernementale turque à l'AFP. Les victimes seraient de plusieurs nationalités. La dernière information officielle, annoncée en séance du parlement bruxellois par Charles Picqué, indiquait que l'un des otages tués, Geoffrey Dieudonné, était fonctionnaire du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.


Des otages ont été libérés: leur a-t-on demandé de lire le Coran?

Des otages ont été apparemment libérés. Les personnes libérées étaient supposément capables de lire des versets du Coran, ont indiqué des sources proches des services de sécurité. Un journaliste de l'AFP a quant à lui constaté que "deux femmes" ont été "évacuées par les forces de sécurité".


Des images filmées par un touriste chinois bloqué dans l'hôtel?

L'agence de presse chinoise Xinhua News a diffusé des images qui seraient celles de l'extérieur de l'hôtel. Elles auraient été prises par un touriste chinois pris au piège dans le bâtiment du Radisson. Ces images se trouvent au bas de cet article.


En mars déjà un attentat a eu lieu dans un bar-restaurant

Le 7 mars, un attentat contre un bar-restaurant à Bamako avait coûté la vie à 5 personnes, dont un Français et un Belge. Il s'agissait de la première attaque de ce type perpétrée dans la capitale du Mali.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

Ils y ont été dispersés et en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l'année vers le centre, puis à partir de juin au sud du pays.

Images d'un touriste chinois bloqué dans l'hôtel
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