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Attentat déjoué: la Belgique demande la remise du suspect interpellé en France

Attentat déjoué: la Belgique demande la remise du suspect interpellé en France
Rassemblement de Moudjahidine du peuple iranien le 30 juin 2018 à VillepinteZakaria ABDELKAFI

La Belgique a décerné un mandat d'arrêt à l'encontre du suspect interpellé en France dans l'enquête sur un projet d'attentat déjoué contre un rassemblement de l'opposition iranienne, qui s'est tenu samedi au nord de Paris, a-t-on appris mercredi de sources judiciaires.

Qualifié de "complice présumé" par les autorités belges, Merhad A., un homme d'origine iranienne de 54 ans, avait été arrêté samedi à Villepinte où se tenait un rassemblement des Moudjahidine du peuple iranien (MEK). Le même jour, un couple avait été arrêté à Bruxelles en possession d'explosifs, soupçonné d'avoir planifié l'attentat, et un diplomate iranien, contact de ce couple, a été interpellé en Allemagne.

Les enquêteurs ont levé la garde à vue de Merhad A., qui reste aux mains de la justice française, dans l'attente d'une décision sur son éventuelle remise à la Belgique. Il doit comparaître jeudi à huis-clos devant le parquet général de la cour d'appel de Paris pour se voir notifier ce mandat d'arrêt européen, qu'il peut accepter ou refuser. Un magistrat devra également se prononcer sur son éventuel placement en détention provisoire ou sa remise en liberté sous contrôle judiciaire.

Deux jours avant le rassemblement à Villepinte, le parquet français avait ouvert une enquête pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), service spécialisé dans l'antiterrorisme et le contre-espionnage. Dans ce cadre, deux autres personnes avaient été arrêtées samedi dans la région de Senlis (Oise) avant d'être finalement mises hors de cause lundi et relâchées.

Le couple de Belges d'origine iranienne interpellé samedi à Bruxelles était en possession de 500 grammes de TATP, un explosif artisanal très instable, dans sa voiture, selon le parquet fédéral belge.

Dans cette affaire, l'enquête est menée par la Belgique en coopération avec les autorités judiciaires françaises et allemandes.

Environ 25.000 personnes ont assisté à cette conférence organisée par les Moudjahidine du peuple iranien, un parti d'opposition fondé en 1965 et interdit par les autorités iraniennes depuis 1981.

Parmi les participants figuraient deux personnalités proches du président américain Donald Trump: l'ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich et l'ex-maire de New York Rudy Giuliani.

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