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Attentats de Trèbes et Carcassonne: les deux suspects mis en examen et écroués

Attentats de Trèbes et Carcassonne: les deux suspects mis en examen et écroués
Des forces de l'ordre devant le Super U de Trèbes, le 24 mars 2018 au lendemain de l'attaque jihadiste à Trèbes et CarcassonneERIC CABANIS

Les deux hommes présentés vendredi soir au juge d'instruction chargé de l'enquête sur les attentats de Trèbes et Carcassonne en mars 2018, ont été mis en examen et écroués, a appris l'AFP samedi de source judiciaire.

Arrêtés mardi dans l'Aude, Reda E., 29 ans, et Soufiane M., 27 ans, sont soupçonnés d'avoir joué un rôle dans l'obtention par l'auteur des attentats Radouane Lakdim, de ses armes dont une partie n'a jamais été retrouvée, selon des sources proches du dossier.

Ils ont été mis en examen pour "association de malfaiteurs criminelle" et "détention, cessions d'armes ou munitions de catégories A ou B", "en relation avec une entreprise terroriste", a précisé la source judiciaire.

Trois autres hommes, également arrêtés mardi, ont été remis en liberté jeudi et vendredi.

Le 23 mars 2018, Radouane Lakdim, 25 ans, avait volé une voiture à Carcassonne dont il avait abattu le passager et blessé le conducteur par balle.

Il était ensuite entré dans un supermarché Super U à Trèbes, tuant un boucher, un client ainsi que le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s'était livré comme otage à la place d'une femme.

L'assaillant avait finalement été abattu par des gendarmes et l'organisation jihadiste Etat islamique (EI) avaient revendiqué ces attentats.

Sept personnes de son entourage sont désormais mises en examen, dont sa compagne, Marine P., une adolescente convertie à l'islam, aujourd'hui âgée de 17 ans, en détention provisoire.

Trois autres membre de l'entourage du jihadiste ont été arrêtés et incarcérés en octobre: Samir M., Ahmed A. et Sofian B., sont soupçonnés à divers degrés d'avoir apporté leur aide au jihadiste, petit délinquant de Carcassonne connu pour sa radicalisation islamiste.

Sa compagne avait affirmé aux enquêteurs que Lakdim détenait "5 ou 6 machettes et des couteaux (...), deux fusils à pompe, (...) un (pistolet) Glock 31", cachés sous son matelas, mais les policiers n'avaient pas retrouvé cet arsenal, selon une source proche du dossier.

L'un des hommes écroués en octobre, Samir M., est ainsi soupçonné d'avoir vidé la chambre de son ami avant la perquisition des policiers.

Des armes ont été retrouvées dans un faux plafond chez son frère, Soufiane M., l'un des hommes mis en examen vendredi, selon cette source. Samir M., soupçonné d'avoir donné à Lakdim le couteau des attaques, a par ailleurs désigné Reda E., le deuxième homme écroué vendredi, comme un possible fournisseur d'armes.

En décembre, un autre proche de Lakdim a été mis en examen pour "non-dénonciation de crime terroriste", et laissé libre sous contrôle judiciaire.

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