Au Panama, le pape dénonce les "murs invisibles" qui "marginalisent, séparent et isolent"

Au Panama, le pape dénonce les
Le pape François écoute un jeune lors d'une visite d'une prison pour mineurs, le 25 janvier 2019 à Pacora, dans les environs de la capital panaméenneAlberto PIZZOLI

Le pape François a dénoncé les "murs invisibles" qui "marginalisent, séparent et isolent" les gens, au cours d'une visite vendredi dans une prison pour mineurs du Panama dans le cadre des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ).

"Avec la vie des gens, il semble plus facile de mettre des pancartes et des étiquettes qui figent et stigmatisent, non seulement le passé mais aussi le présent et l'avenir des personnes. Etiquettes qui, en définitive, ne font que diviser : ici il y a les bons et là-bas les mauvais; ici les justes et là-bas les pécheurs", a déclaré François devant les jeunes détenus du centre de Pacora, à une quarantaine de kilomètres de la capitale panaméenne.

"Cette attitude pollue tout parce qu'elle élève un mur invisible qui laisse croire qu'en marginalisant, en séparant, ou en isolant, se résoudront magiquement tous les problèmes", a-t-il poursuivi.

"Et quand une société ou une communauté se permet cela et que tout ce qu'elle fait, c’est murmurer et chuchoter, elle entre dans un cercle vicieux de divisions, de récriminations et de condamnations; elle entre dans une attitude sociale de marginalisation, d'exclusion et de confrontation", a ajouté François.

À l'occasion de ce rendez-vous mondial de la jeunesse catholique, qui se déroule jusqu'à dimanche au Panama, le pape a tenu à consacrer un moment à de jeunes marginaux. Il devait confesser certains de ces détenus, qui, de leur côté, devaient lui offrir leurs peintures.

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