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Bangladesh: les étudiants suspendent les manifestations antiquotas

Bangladesh: les étudiants suspendent les manifestations antiquotas
Des étudiants protestent contre la réforme des quotas à Dacca, au Bangladesh, le 11 avril 2018Rehman Asad

Les meneurs de la fronde étudiante au Bangladesh ont suspendu jeudi leur mouvement après la marche arrière du gouvernement sur des quotas dans la fonction publique.

Confrontée depuis plusieurs jours à une contestation d'une ampleur rarement vue dans ce pays pauvre d'Asie du Sud, la Première ministre Sheikh Hasina a annoncé mercredi soir au Parlement le retrait du dispositif controversé.

Celui-ci réservait plus de la moitié des emplois de fonctionnaires aux familles de vétérans de la guerre d'indépendance de 1971 et à des personnes issue de minorités.

"La politique de quotas n'a pas besoin d'exister", a déclaré Mme Hasina, au pouvoir depuis une décennie et qui devrait retourner devant les urnes à la fin de l'année, tout en fustigeant les "rumeurs" propagées sur internet et les blocages de routes et autoroutes.

Devant des journalistes à l'université de Dacca, où l'usage de la force par la police avait fait une centaine de blessés dans la nuit de dimanche à lundi, le responsable étudiant Rashed Khan a en réponse annoncé le "report" des manifestations.

"Nous demandons au gouvernement de publier le décret dès que possible et de libérer les étudiants incarcérés", a-t-il déclaré.

Depuis dimanche, des dizaines de milliers d'étudiants ont participé à des rassemblements et barrages qui ont bloqué des artères de plusieurs grandes villes de cette nation de 160 millions d'habitants.

L'accès à la fonction publique est d'autant plus sensible pour les diplômés que l'économie du Bangladesh peine à créer des emplois et la recherche d'un travail qualifié s'avère souvent difficile.

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