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Blocage à Tolbiac: sollicitée par l'université, la police ne prévoit pas d'intervenir pour l'heure

Blocage à Tolbiac: sollicitée par l'université, la police ne prévoit pas d'intervenir pour l'heure
Bannière déployée sur une barricade installée à l'intérieur de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne de Tolbiac le 4 avril 2018CHRISTOPHE SIMON
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Aucune intervention des forces de l'ordre n'est prévue pour l'heure à l'université de Tolbiac, occupée depuis fin mars, a annoncé mercredi la préfecture de police de Paris, indiquant ne pas avoir "donné suite" à une demande en ce sens du président de Paris-1.

Un peu plus tôt, le président de l'université Panthéon-Sorbonne (Paris-1) avait annoncé, dans un message aux étudiants et au personnel, avoir demandé l'intervention des forces de l'ordre sur le site de Tolbiac, estimant que "la ligne rouge a été franchie" après des violences.

Georges Haddad avait adressé un courrier lundi à la préfecture de police pour demander l'intervention de la force publique à Tolbiac, devenu l'un des points chauds de la mobilisation étudiante contre la réforme de l'accès à la fac.

Mais, dans un communiqué, la préfecture de police indique que le préfet Michel Delpuech n'a pas "donné suite" à cette demande de réquisition, et qu'il n'a reçu "aucune nouvelle demande" depuis.

Si elle avait répondu favorablement à la demande de l'université Paris-1, les forces de l'ordre auraient été tenues d'intervenir le jour même, a-t-on expliqué à la préfecture de police.

"La décision d'une intervention résulte d'abord d'une appréciation technique qui est de la seule compétence du préfet de police", a-t-on souligné. Mais l'appréciation de l'opportunité politique d'une opération aussi sensible n'est pas du seul ressort du préfet et engage plus largement les pouvoirs publics.

Si "une demande est faite aujourd'hui, demain ou dans huit jours, elle sera réexaminée bien évidemment", ajoute la préfecture.

Dans sa lettre, le président de Paris-1 écrivait que "suite à la découverte de cocktails Molotov" à Tolbiac "et aux violences qui se sont produites dans la nuit du 6 au 7 avril, la sécurité du centre n'est plus assurée".

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