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Brésil: mesures d'urgence pour faire face à l'afflux de Vénézuéliens

(Belga) Le gouvernement brésilien a adopté jeudi des mesures pour faire face à la crise suscitée par l'arrivée massive de Vénézuéliens dans une région du nord du Brésil, reconnaissant une "situation de vulnérabilité" dans cette zone.

Parmi les décisions signées par le président brésilien Michel Temer figure la création d'une commission fédérale d'assistance d'urgence "pour l'accueil des personnes en situation de vulnérabilité en raison du flux migratoire provoqué par la crise humanitaire" au Venezuela, indique le document finalisé jeudi lors d'une réunion de M. Temer avec plusieurs ministres. Les mesures prévues visent à améliorer la protection sociale, la santé et la sécurité publique dans les municipalités brésiliennes qui ont été submergées par l'arrivée massive de migrants vénézuéliens qui passent quotidiennement la frontière pour fuir la crise qui affecte leur pays. Peu avant d'annoncer les nouvelles dispositions, le gouvernement avait indiqué dans un communiqué qu'il allait déclarer un "état d'urgence sociale" dans la région considérée, l'Etat de Roraima, dans le nord du Brésil. "L'état d'urgence sociale donne au gouvernement une plus grande marge de manoeuvre pour allouer des fonds à des travaux d'infrastructures et mettre en place des actions humanitaires dans la région", précisait le texte. "Les effectifs militaires seront doublés, pour atteindre 200 soldats", a annoncé le ministre de la Défense Raul Jungmann, cité dans le communiqué. Selon le gouvernement, "environ 40.000 Vénézuéliens vivent actuellement dans des lieux d'hébergement à Boa Vista", la capitale de l'Etat de Roraima, "à la recherche de meilleures conditions de vie en raison de la crise économique dans leur pays d'origine". Cela équivaut à 10% de la population de la ville. Boa Vista est submergée depuis des mois par l'afflux quotidien de migrants en provenance du Venezuela et le gouvernement local du Roraima a affirmé à plusieurs reprises manquer de moyens et d'infrastructures pour faire face à cette crise humanitaire. (Belga)

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