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Cameroun: au moins trois soldats tués dans une attaque de Boko Haram

(Belga) Trois militaires camerounais ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche lors d'une attaque dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun revendiquée par la faction de Boko Haram affilié à l'Etat islamique, qui affirme, elle, avoir tué et blessé au moins vingt militaires.

"Boko Haram a attaqué samedi dans la nuit un poste de la Force multinationale mixte (FMM, une coalition régionale engagée contre les jihadistes nigérians, ndlr) à Sagmé", a affirmé à l'AFP une source sécuritaire de la région. "Trois militaires ont été tués et quatre autres blessés", a-t-elle ajouté, confirmant une information obtenue par l'AFP auprès d'un policier en poste à Fotokol, la principale ville de la zone de Sagmé. L'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), la faction de Boko Haram affiliée au groupe jihadiste Etat islamique, a revendiqué l'attaque affirmant avoir tué et blessé plus de vingt éléments de l'armée camerounaise, dans un communiqué consulté lundi soir par l'AFP. Petit village de l'Extrême-Nord, Sagmé est séparé du Nigeria par une rivière dont l'eau se tarit en saison sèche, ce qui permet la traversée à pied d'une rive à l'autre. La région de l'Extrême-Nord du Cameroun est régulièrement la cible d'attaques de Boko Haram, même si leur fréquence a sensiblement baissé ces derniers mois. Mi-mars, trois civils ont été tués dans l'attaque d'une localité de la zone de Kolofata par des membres de Boko Haram. La FMM, appuyée par des pays occidentaux, regroupe des militaires du Tchad, du Cameroun, du Niger et du Nigeria, et est engagée dans la lutte contre Boko Haram dans la région du lac Tchad avec l'aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux. Depuis son apparition en 2009, Boko Haram, actif dans les pays frontaliers du lac Tchad, a provoqué la mort d'au moins 27.000 personnes et le déplacement d'environ 1,8 million de personnes qui ne peuvent toujours pas regagner leurs foyers. (Belga)

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