Ce Belge traque les trafics de cocaïne qui partent d'Amérique du sud dans des conteneurs, souvent en direction d'Anvers

En 2017, 44,5 tonnes de cocaïne ont été saisies dans les pays d’Amérique Latine. La moitié était destinées au port d’Anvers. Nous avons rencontré LE Belge à la tête d’un programme qui traque les trafics via conteneurs, depuis les pays de production.

Les chiffres sont impressionnants : en 2017, 44 tonnes de cocaïne ont été saisies dans les pays d'Amérique latine avant qu'elles ne partent cachées dans des conteneurs. Parmi celles-ci, la moitié était destinée au port d'Anvers.

En 2018, les équipes des Nations Unies ont déjà arrêté 33 tonnes dont 13 qui devaient venir en Belgique. Afin d'éviter que cette drogue ne se répande sur le marché européen, les Nations Unies tentent d'intercepter la drogue directement dans les pays producteurs.

Notre journaliste Antoine Schuurwegen a rencontré Bob Van den Berghe, coordinateur régional de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime de passage à Bruxelles. Il gère une équipe qui traque les trafics dans 50 pays "source". Le nombre de conteneurs en circulation sur les mers et océans du monde est énorme: "Il y a 720 millions de conteneurs. Moins de 2% est inspecté de manière physique", informe Bob Van den Berghe. Afin d'augmenter la pression sur les traficants, des unités mixtes composées de douaniers et policiers sont mises en place. L'objectif n'est pas d'inspecter plus de conteneurs, car cela peut freiner le trafic de marchandises, mais bien d'inspecter les bateaux sur lesquels il y a plus de chance de trouver de la drogue.


Pourquoi Anvers est-elle une plaque tournante du trafic de cocaïne ?

La position est très centralisée en Europe. Le port est tout près de la frontière des Pays-Bas, ce qui est très important. Mais aussi, les organisations criminelles vont profiter de l'économie favorable d'une zone connectée aux autres ports, autres régions, autres continents.


Quel est l'intérêt de saisir la drogue directement dans les pays producteurs ?

Si on peut arrêter la drogue à la frontière du pays-source, cela signifie qu'elle n'arrivera pas sur le marché. Une deuxième chose est la capacité de personnel. Il ne faut plus du personnel pour décharger le conteneur, stocker les produits saisis, il ne faut pas les détruire, pas aller au tribunal. Et en plus on va recevoir directement toutes les informations des autorités du pays-source qui ont fait la saisie.

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