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Charles Michel condamne les violences à Gaza: "Je vais plaider pour une enquête internationale"

Charles Michel, le Premier ministre belge, a réagi aux violences survenues dans la bande de Gaza. Des dizaines de Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes à la frontière alors qu'ils manifestaient contre le déménagement de l'ambassade américaine de Tel-Aviv vers Jérusalem.

Le Premier ministre belge, Charles Michel, s'est exprimé ce mardi matin au micro de RTLinfo sur les violences survenues à Gaza ce lundi. "Je condamne cette violence, qui est une violence totalement inacceptable. J'aurai l'occasion ce soir de rencontrer le secrétaire général des Nations unies. Je vais plaider pour qu'il y ait une enquête internationale. Il ne peut pas y avoir d'impunité. Il y a des règles en droit international. À l'époque, le gouvernement belge s'était distancié de la décision de déménager l'ambassade américaine à Jérusalem. J'avais même condamné ce choix unilatéral au parlement belge. Je ne peux que regretter cette situation absolument dramatique pour des familles qui sont en deuil. Des enfants qui ont été victimes également de ces événements", nous a-t-il confié.

Charles Michel a également rappelé la position de la Belgique. "Nous avons toujours plaidé pour une solution négociée à deux États. Nous avons toujours encouragé et défendu le droit à la sécurité d'Israël. Nous avons toujours soutenu également le respect pour le peuple palestinien. Nous avons chaque fois inscrit notre démarche dans un processus de paix. Nous regrettons qu'il y ait depuis plusieurs mois une absence totale de dialogue pour conduire un processus de paix. Nous avons même condamné certaines décisions prises par l'administration Trump. Nous pensons que l'Europe doit être beaucoup plus mobilisée sur le sujet. Demain (mercredi) il y aura une réunion des leaders européens, ce sujet sera abordé. Nous allons plaider pour que cette ambition européenne se traduise dans une action diplomatique et politique beaucoup plus ferme", a-t-il encore dit.

Les tirs de l'armée israélienne ont tué 109 Palestiniens depuis le début le 30 mars de la "Marche du retour", qui voit des milliers de Gazaouis se rassembler régulièrement le long de la barrière de sécurité entre Israël et l'enclave palestinienne.

Ce chiffre pourrait augmenter puisqu'une nouvelle mobilisation doit se tenir près de la frontière mardi, jour où les Palestiniens commémorent la "Nakba", la "catastrophe" qu'a constituée selon eux la création d'Israël en 1948 et qui a été synonyme d'exode pour des centaines de milliers d'entre eux.


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