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Chine, Japon, Corée du Sud pour une péninsule coréenne sans arme nucléaire

Chine, Japon, Corée du Sud pour une péninsule coréenne sans arme nucléaire
(g-d): les Premiers ministres chinois Li Keqiang et japonais Shinzo Abe, et le président sud-coréen Moon Jae-in, lors d'une réunion tripartite, le 9 mai 2018 à Tokyo Eugene Hoshiko

La Chine, le Japon et la Corée du Sud ont appelé mercredi à la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne et soutenu la déclaration commune émise par les deux Corées lors de leur sommet historique du 27 avril.

"Nous nous sommes avant tout accordés à reconnaître que la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne, l'instauration d'une paix immuable et le développement des relations intercoréennes étaient cruciaux", a déclaré le président sud-coréen Moon Jae-in au cours d'un point de presse conjoint après une réunion tripartite organisée à Tokyo.

"Je voudrais en particulier remercier les dirigeants d'avoir salué et soutenu la Déclaration de Panmunjom", a ajouté M. Moon.

Signée fin avril par M. Moon et l'homme fort de Corée du Nord Kim Jong Un dans le village de Panmunjom, à l'intérieur de la Zone démilitarisée qui divise la péninsule, cette déclaration affirme qu'"il n'y aura plus de guerre sur la péninsule coréenne" et que "la Corée du Sud et la Corée du Nord confirment l'objectif commun d'obtenir, au moyen d'une dénucléarisation totale, une péninsule coréenne non nucléaire".

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a appelé de son côté à "des actions concrètes de la Corée du Nord" vers une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne et la paix et la stabilité en Asie du Nord-Est".

"Si les questions des enlèvements et des programmes nucléaire et de missiles sont dans leur ensemble résolues et si la Corée du Nord suit le bon chemin, nous aurons pour objectif une normalisation des relations", a déclaré M. Abe. Par "enlèvements", il fait référence aux ressortissants japonais, dont des adolescents, kidnappés dans les années 1970 et 1980 par la Corée du Nord.

Les pourparlers mercredi à Tokyo du Premier ministre japonais avec le président sud-coréen et le Premier ministre chinois Li Keqiang font partie de rencontres régulières entre les trois pays et sont les premiers depuis plus de deux ans.

Ils interviennent alors que le Japon s'efforce de se faire une place dans un ballet diplomatique qui a déjà donné lieu en six semaines à deux visites en Chine du dirigeant de la Corée du Nord, un sommet historique entre les deux Corées et devrait déboucher sur une rencontre non moins historique entre Kim Jong Un et le président américain Donald Trump le mois prochain. Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo était mercredi à Pyongyang pour préparer ce rendez-vous.

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