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Cisjordanie: une délégation américaine visée par des jets d'oeufs de manifestants palestiniens

Cisjordanie: une délégation américaine visée par des jets d'oeufs de manifestants palestiniens
Un Palestinien jette des oeufs sur une voiture du consulat américain a Jérusalem dans la localité de Beit Jala en Cisjordanie occupée le 21 mai 2018Musa AL SHAER
ISRAEL

Une délégation américaine a essuyé lundi en Cisjordanie des jets d'oeufs de manifestants palestiniens qui cherchaient à l'empêcher d'assister à un événement dans ce territoire occupé par Israël.

Un groupe d'une quinzaine de personnes portant des pancartes avec des slogans anti-américains s'en sont pris à Beit Jala, près de Bethléem, à un véhicule du consulat américain à Jérusalem en lui lançant des oeufs et le sommant de partir, selon un photographe de l'AFP.

Ils portaient notamment des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: "le gouvernement américain n'est pas le bienvenue en Palestine" ou "Trump, Jérusalem n'est pas la capitale de Sion".

Les voitures ont par la suite quitté la zone.

La décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël et d'y transférer l'ambassade des États-Unis, jusqu'alors installée à Tel-Aviv, a ulcéré les Palestiniens.

Ces derniers crient à "un acte d'hostilité" contre le droit international y voyant la négation de leurs revendications sur Jérusalem-Est, secteur de la ville sainte occupé et annexé par Israël, dont ils veulent faire la capitale de l’État auquel ils aspirent.

L'ONU considère Jérusalem-Est comme occupée par Israël et estime que les ambassades ne doivent pas résider à Jérusalem en attendant que le statut de la ville, une des questions les plus épineuses du conflit israélo-palestinien, soit réglé par des négociations entre les deux parties.

A la suite de l'incident à Beit Jala lundi, un responsable du Département d'Etat américain a dénoncé une tentative d'"intimidation", affirmant que la délégation du consulat américain venait "promouvoir l'éducation et les échanges culturels avec le peuple palestinien".

"Bien que personne n'ait été blessé, l'objectif était clairement l'intimidation. Les Etats-Unis rejettent l'usage de la violence ou l'intimidation pour exprimer des opinions politiques".

La direction palestinienne a suspendu les contacts avec les officiels américains à la suite de l'annonce par le président Donald Trump, le 6 décembre, de sa décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

Le 14 mai, alors que les Etats-Unis inauguraient leur ambassade à Jérusalem, 62 Palestiniens ont été tués durant des manifestations dans la bande de Gaza par les tirs des soldats israéliens postés à la barrière séparant Israël de l'enclave palestinienne sous blocus.

Israël assure n'avoir fait que se défendre contre une éventuelle infiltration depuis Gaza, territoire que contrôle le mouvement islamiste Hamas auquel Israël a livré trois guerres depuis 2008.

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