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Concurrence: démanteler les géants de la tech n'est pas la solution (Vestager)

Concurrence: démanteler les géants de la tech n'est pas la solution (Vestager)
La commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager, le 20 mars 2019 à BruxellesJohn THYS
Internet

Démanteler les géants technologiques n'est pas la meilleure solution pour lutter contre leur puissance, a estimé vendredi à Washington la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager, tout en évoquant cette possibilité en "tout dernier ressort".

"Il y a un risque que, même si nous démantelons ces sociétés, elles redeviennent grosses très rapidement avec les effets de réseau", a expliqué la commissaire danoise lors d'un point-presse, prenant l'exemple de l'Hydre de Lerne, monstre de la mythologie grecque "auquel on coupe la tête et quatre repoussent".

Le débat sur le monopole des GAFA fait rage depuis plusieurs années en Europe où Google, Amazon, Facebook et Apple sont accusés d'avoir une position de monopole. Mme Vestager a notamment poursuivi ces géants pour abus de position dominante, avec des amendes record à la clé.

Il s'est déplacé aux Etats-Unis depuis deux ans après plusieurs scandales sur l'exploitation et la vente de données personnelles de leurs utilisateurs.

La sénatrice Elizabeth Warren, candidate démocrate à la présidentielle de 2020, a proposé de "démanteler ces monopoles" qui ont, selon elle, "trop de pouvoir sur notre économie, notre société et notre démocratie".

Même les républicains réclament une régulation de ces plateformes accusées d'être partiales à l'encontre de l'administration de Donald Trump.

"Nous essayons de travailler avec les outils que nous connaissons très bien", a assuré Mme Vestager. "Pour nous, ce serait un moyen de tout dernier ressort de casser une société, et on me dit que nous avons les bases légales pour le faire, si l'affaire était suffisamment importante", a-t-elle dit.

"Nous pouvons utiliser les outils que nous avons à un très large niveau et faire pression (sur les géants) pour nous assurer que les prix sont bas et que l'innovation est protégée", a expliqué la commissaire danoise.

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