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Condamné à perpétuité, Jean-Claude Romand demande sa libération conditionnelle

Condamné à perpétuité, Jean-Claude Romand demande sa libération conditionnelle
Jean-Claude Romand dans le box des accusés à l'ouverture de son procès, le 25 juin 1996 devant la Cour d'assises de l'Ain PHILIPPE DESMAZES

Jean-Claude Romand, condamné à perpétuité en 1996 pour le meurtre de sa femme et de ses enfants, a déposé une demande de libération conditionnelle qui sera examinée le 18 septembre, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Jean-Claude Romand a déposé une demande de libération conditionnelle qui sera examinée le 18 septembre, a indiqué à l'AFP la procureure de la République de Châteauroux Stéphanie Aouine, confirmant une information de France Bleu.

Incarcéré au centre pénitentiaire de Saint-Maur (Indre), Jean-Claude Romand, 64 ans, a été condamné en 1996 à la perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans pour un quintuple homicide.

Contacté par l'AFP, son avocat a refusé de communiquer sur ce dossier.

Cet homme avait trompé pendant une quinzaine d'années ses proches et sa famille en se faisant passer pour un médecin de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il vivait en escroquant des proches, dont son père, qui lui avaient confié leurs économies pour, disait-il, les placer en Suisse.

Quand la vérité a menacé d’éclater, il a tué, le 9 janvier 1993, sa femme, sa fille de sept ans et son fils de cinq ans à Prévessin-Moëns (Ain), puis ses parents à Clairvaux-les-lacs (Jura).

Revenu chez lui, il a mis le feu à sa maison mais a raté son suicide.

L'affaire a inspiré deux films: "L'emploi du temps", de Laurent Cantet (2001), et "L'adversaire", de Nicole Garcia (2002), ainsi que le livre "L’adversaire" d'Emmanuel Carrère.

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