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Conflit en Syrie - Arrivée à Damas de l'émissaire de l'ONU

Syrie

(Belga) L'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Geir Pedersen, est arrivé dimanche à Damas où il s'entretiendra avec le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, sur la formation d'un comité constitutionnel pour relancer le processus politique dans ce pays en guerre depuis 2011.

La création de ce comité, qui traine depuis des mois, a longtemps achoppé sur des divergences entre Damas et l'ONU concernant la nomination d'une partie de ses membres. "J'attends avec impatience ma rencontre demain (lundi) avec le ministre des Affaires étrangères" syrien, a affirmé M. Pedersen à son arrivée dans la capitale syrienne, rappelant les "réunions fructueuses" qu'il avait déjà eues avec M. Mouallem lors de sa dernière visite à Damas en juillet. Depuis, du "progrès" a été réalisé, a ajouté le diplomate norvégien, qui a pris ses fonctions en janvier. Mercredi, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avait fait part d'un "accord" entre toutes les parties concernées sur la composition du comité constitutionnel. Prévu par la résolution 2254 du Conseil de sécurité qui appelle à un cessez-le-feu et à une transition politique en Syrie, ce comité, chargé de la rédaction d'une nouvelle constitution, doit comprendre 150 personnes, dont 50 choisies par le régime, 50 par l'opposition et 50 par l'ONU. L'ONU et Damas ont bataillé pendant très longtemps sur certains noms de cette dernière liste. Outre la composition du Comité, l'ONU, l'opposition et Damas doivent aussi se mettre d'accord sur les procédures de fonctionnement de cette instance et sa hiérarchie. Selon le quotidien pro-étatique al-Watan, une annonce officielle de M. Pedersen pourrait intervenir à l'occasion d'une "réunion du Conseil de sécurité attendue le 30 septembre". Le régime, appuyé par Moscou, a repris ces dernières années aux rebelles et aux djihadistes le contrôle de près de 60% du territoire syrien. Depuis le déclenchement du conflit syrien en mars 2011, quatre émissaires de l'ONU se sont déjà succédé. Les prédécesseurs de M. Pedersen n'ont pas réussi à trouver une issue à cette guerre qui s'est complexifiée au fil des ans et a fait plus de 370.000 morts ainsi que des millions de réfugiés et déplacés. (Belga)

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