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Conflit en Syrie - Deux responsables des zones kurdes reçus vendredi à Paris

Syrie

(Belga) Les deux principaux responsables politiques des zones sous contrôle kurde en Syrie seront reçus vendredi à Paris après l'annonce par Donald Trump du retrait des forces américaines déployées dans ce pays, a annoncé jeudi à l'AFP Khaled Issa, représentant kurde en France.

"Les deux coprésidents du Conseil démocratique syrien, Riad Darar et Ilham Ahmed, sont attendus à Paris", a indiqué Khaled Issa, représentant du Rojava, la fédération autonome dirigée par les Kurdes. L'Elysée a confirmé que des représentants des zones kurdes seraient "reçus" vendredi à Paris, sans préciser si cela aurait lieu à la présidence française ou au ministère des Affaires étrangères. Le Conseil démocratique syrien est le bras politique des Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition arabo-kurde et fer de lance de la lutte contre le groupe Etat islamique (EI), avec le soutien de la coalition internationale sous commandement américain. Les discussions porteront sur les menaces d'offensive turque contre les forces kurdes en Syrie, le retrait des 2.000 soldats américains stationnés dans ce pays et le règlement de la crise syrienne, a précisé Khaled Issa. Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'est dit lundi déterminé à "se débarrasser" des milices kurdes dans le nord de la Syrie si leur parrain américain ne les contraignait pas à s'en retirer. "Erdogan va tenter par tous les moyens d'occuper cette région et mettre en danger notre population mais surtout la sécurité en Europe", a affirmé Khaled Issa, laissant entendre que les Kurdes seraient détournés du combat contre l'EI en cas d'offensive turque. La France "partage l'inquiétude des forces kurdo-arabes" alors que la Turquie menace de déclencher une nouvelle offensive dans le nord de la Syrie, a relevé la présidence française. La décision du président américain "revient, si on la prend à la lettre, à livrer à elles-mêmes les troupes arabo-kurdes et les populations", estime l'Elysée, en avertissant qu'elle "ne saurait être le prélude à une offensive turque". La France souhaite obtenir des "clarifications" de Washington sur les "modalités et le calendrier" du retrait annoncé par Donald Trump, a également relevé l'Elysée. Emmanuel Macron a appelé dès mardi soir son homologue américain après avoir appris par "des contacts au sein de la diplomatie américaine" qu'il s'apprêtait à annoncer le retrait américain. Il a expliqué à Donald Trump que, selon lui, "la campagne contre Daech n'était pas terminée", qu'"il ne fallait pas lâcher" et qu'"il fallait tenir compte de toutes les conséquences (d'un retrait) sur nos partenaires sur le terrain et sur la question syrienne en général". (Belga)

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