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Conflit en Syrie - Trump et Macron pour une "réaction ferme" à l'attaque chimique, vote attendu mardi à l'ONU

Russie, Syrie

(Belga) Emmanuel Macron et Donald Trump ont discuté, pour la deuxième fois en deux jours, des attaques chimiques présumées commises à Douma en Syrie, les deux présidents souhaitant "une réaction ferme" de la communauté internationale, a annoncé l'Elysée dans la nuit de lundi à mardi. Précédemment, le président américain a promis que les Etats-Unis répondront "avec force" à l'attaque imputée au régime de Bachar al-Assad, annonçant une décision à ce sujet "ce soir ou très bientôt".

"Nous sommes en train de prendre une décision à propos de ce que nous devons faire concernant l'horrible attaque près de Damas. Nous y répondrons et nous y répondrons avec force", a déclaré M. Trump en référence à une possible action militaire américaine après l'attaque présumée de samedi aux "gaz toxiques" contre Douma, dernière poche rebelle aux abords de Damas. L'attaque chimique présumée a fait plus de 40 morts selon les Casques blancs, un groupe de secouristes en zone rebelle, et l'ONG médicale Syrian American Medical Society (SAMS). Pour la communauté internationale, il est clair que ces décès sont à imputer au régime syrien, qui mène depuis des semaines une offensive sanglante sur la Ghouta pour en reprendre le contrôle total. "Il n'existe aucun doute sur les auteurs de cette nouvelle attaque", a ainsi indiqué l'ambassadeur français à l'ONU François Delattre. La Syrie n'est pas pour autant le seul Etat pointé du doigt. Ses alliés habituels, la Russie et l'Iran, ne pouvaient ignorer la volonté du régime, estiment Paris et Washington, qui ont abordé cette hypothèse devant le Conseil de sécurité de l'ONU. "L'appui militaire russe et iranien est présent sur le terrain et à tous les échelons de l'appareil de guerre syrien, et aucun avion syrien ne décolle sans que l'allié russe en soit informé", a relevé l'ambassadeur français. "Ces attaques (du 7 avril) sont intervenues donc soit avec l'accord tacite ou explicite de la Russie, soit malgré elle et en dépit de sa présence militaire. Je ne sais laquelle de ces deux dérives est la plus alarmante pour notre sécurité collective". . Le diplomate français a précisé que "le 7 avril, au moment où avait lieu une seconde attaque chimique sur Douma, des avions russes participaient également à des opérations aériennes en région de Damas". "La Russie et l'Iran ont des conseillers militaires dans les bases aériennes du régime d'Assad et dans les centres d'opérations", a renchéri son homologue américaine Nikki Haley. "Des responsables russes sont sur le terrain en aidant directement les campagnes (de siège) du régime, et des forces iraniennes font souvent le sale boulot". Selon des sources diplomatiques, les Etats-Unis espèrent soumettre mardi un projet de résolution au vote du Conseil de sécurité. Le projet de texte américain prévoit de créer un nouveau "mécanisme d'enquête indépendant des Nations unies" (Unimi) sur le recours aux armes chimiques en Syrie, avec un mandat initial d'un an. (Belga)

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