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Conflit USA-Iran: "Ne menacez jamais la nation iranienne", répond Rohani

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USA-IRAN, l'escalade continue. Le président américain multiplie les messages menaçants envers la République islamique depuis l'élimination, vendredi, dans un raid américain à Bagdad, du général iranien Qassem Soleimani.  Téhéran a promis de "venger durement" cette mort, au moment opportun, et notamment par une action militaire. Dimanche, M. Trump a encore menacé Téhéran de "représailles majeures" en cas d'attaque iranienne contre des installations américaines au Moyen-Orient.

La rédaction de RTL INFO se mobilise pour vous faire suivre l'évolution de la situation tout au long de la journée.

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21h - L'armée américaine annonce à l'Irak se redéployer en vue d'un retrait

L'armée américaine a indiqué lundi soir au numéro deux du commandement militaire irakien "repositionner" les forces de la coalition antijihadistes dans le but d'"un retrait de l'Irak de manière sécurisée et efficace", dans une lettre dont l'AFP a pu consulter une copie. Deux responsables militaires américain et irakien ont confirmé à l'AFP l'authenticité de cette lettre signée du général William H. Seely, commandant des opérations militaires américaines en Irak. "Nous respectons votre décision souveraine qui ordonne notre départ", ajoute la missive, au lendemain d'un vote au Parlement exhortant le gouvernement à expulser les troupes étrangères d'Irak après l'assassinat du général iranien Qassem Soleimani et de l'homme de l'Iran en Irak, Abou Mehdi al-Mouhandis, vendredi à Bagdad.

19h30"Ne menacez jamais la nation iranienne", a lancé mardi sur Twitter le président iranien Hassan Rohani en réponse aux déclarations martiales du président américain Donald Trump, qui a menacé samedi de viser 52 cibles iraniennes.

"Ceux qui font référence au nombre 52 devraient également se souvenir du nombre 290. #IR655", écrit M. Rohani dans une référence à la tragédie de l'Airbus du vol Iran Air 655, abattu en juillet 1988 par un navire américain au-dessus du Golfe et ayant coûté la vie à 290 personnes.

Plus de trente ans après les faits, cette catastrophe, pour laquelle l'Iran attend toujours des excuses officielles des Etats-Unis, hante encore la mémoire collective iranienne, tout comme aux Etats-Unis la prise d'otages de 1979 à l'ambassade de Téhéran pendant laquelle 52 diplomates ont été retenus captifs pendant 444 jours.

M. Trump a averti samedi Téhéran que les Etats-Unis avaient identifié 52 sites en Iran et qu'ils les frapperaient "très rapidement et très durement" si la République islamique attaque du personnel ou des objectifs américains. Certains de ces sites iraniens "sont de très haut niveau et très importants pour l'Iran et pour la culture iranienne", a précisé M. Trump dans un tweet. "Les Etats-Unis ne veulent plus de menaces!", a-t-il prévenu. M. Trump a souligné la valeur symbolique de ce chiffre en faisant un lien avec la crise des otages de 1979.

18h - Le chef de l'ONU appelle à "stopper l'escalade" des tensions

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé lundi les dirigeants du monde à la "retenue maximale" et à "renouer le dialogue" pour "stopper l'escalade" des tensions internationales.

"Les tensions géopolitiques sont à leur plus haut niveau du siècle et ces turbulences augmentent", a affirmé M. Guterres dans une déclaration solennelle au siège des Nations unies, lors de laquelle il a souhaité que "l'année 2020 soit bien meilleure que 2019". "Ce chaudron de tensions mène de plus en plus de pays à prendre des décisions imprévisibles, aux conséquences imprévisibles et avec des forts risques de mauvais calculs", a-t-il dit, sans explicitement mentionner les tensions extrêmes au Moyen-Orient après la mort d'un haut dirigeant militaire iranien dans une frappe américaine.

Assurant être "en contact permanent avec les dirigeants du monde", il leur a adressé un message "simple et clair": "Arrêtez l'escalade, exercez une retenue maximale, renouez le dialogue, renouez la coopération internationale".  Le secrétaire général de l'ONU a également évoqué "les conflits commerciaux et technologiques qui brisent les marchés mondiaux, sapent la croissance et élargissent les inégalités", ainsi que la "crise climatique (qui) fait rage". Il s'est aussi inquiété de l'augmentation de l'instabilité sociale, de l'extrémisme, du nationalisme et de la radicalisation, "avec une dangereuse avancée du terrorisme, notamment en Afrique" où les groupes jihadistes multiplient les attaques.

12h Ultime hommage au général Soleimani à Téhéran: la foule crie vengeance

"Voici notre message pour l'Amérique: nous vous frapperons". Les appels à la vengeance et à une "riposte dévastatrice" contre les Etats-Unis fusent parmi la foule compacte massée à Téhéran pour dire adieu à son "héros", Qassem Soleimani, tué dans une frappe de drone américaine.

Paralysant le centre de la capitale iranienne, jeunes et vieux en deuil étaient entassés dans les rues, dont des femmes vêtues de tchadors noirs et d'autres en hijab pour rendre un dernier hommage au dirigeant de la Force Qods des Gardiens de la révolution, chargée des opérations extérieures d'Iran. "Voici notre message pour l'Amérique: nous vous frapperons, nous vous ferons payer pour le sang versé par votre faute", lance Mehdi Ghorbani, un fonctionnaire venu avec sa femme et son enfant depuis Karaj, une ville à environ 40 kilomètres de Téhéran. "L'Amérique devrait savoir qu'ils ont commencé cela, mais nous allons y mettre fin", dit-il à l'AFP.

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L'Iran a juré de "venger sévèrement" l'un de ses principaux commandants âgé de 62 ans, tué avec son lieutenant irakien et huit autres personnes dans une frappe de drone américain vendredi près de l'aéroport international de Bagdad. "C'était un héros. Il a vaincu Daech", un acronyme en arabe du groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie, déclare à l'AFP une trentenaire parmi la foule. "Ce que l'Amérique a fait, est un crime", ajoute cette femme, se présentant comme Mme Mohammadi. "Je suis ici pour pleurer son martyre. Il doit y avoir une réponse, mais nous ne voulons pas la guerre. Personne ne veut la guerre", souligne-t-elle. Selon la télévision d'Etat, des millions de personnes ont participé à la cérémonie à Téhéran.

11h30 Le ministre allemand des Affaires étrangères déplore la manière forte de Trump

Les menaces du président américain Donald Trump de sanctionner l'Irak "ne sont pas d'une très grande aide", a regretté lundi le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas, qui redoute aussi la fin de l'accord sur le nucléaire iranien. "Je ne pense pas qu'on puisse convaincre l'Irak avec des menaces, mais plutôt avec des arguments", a souligné M. Maas sur la radio publique Deutschlandfunk.

8h42 Le prix de l'or au plus haut depuis plus de six ans

Les tensions géopolitiques grandissantes ont poussé les investisseurs à poursuivre leurs placements dans l'or, occasionnant une hausse du prix considérable, celui-ci atteignant son plus haut niveau depuis plus de six ans.

8h Le guide suprême iranien prie devant le cercueil du général Soleimani

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Le guide suprême iranien a présidé lundi une courte prière à l'Université de Téhéran devant le cercueil du général Qassem Soleimani tué vendredi par une frappe américaine en Irak. Après la première et le départ des dirigeants iraniens, les premiers rangs de l'assistance se sont alors rués sur les cercueils contenant les restes du général Soleimani, de l'Irakien Abou Mehdi al-Mouhandis (numéro deux du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires pro-Iran intégrés aux forces de sécurité) et de quatre autres Iraniens tués en même temps qu'eux.

5h38 - Hommage massif au génaral Soleimani dans la capitale iranienne

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Le centre de Téhéran est noir de monde lundi matin en hommage au général iranien Qassem Soleimani tué vendredi par une frappe américaine en Irak, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Portrait de leur héros souriant en main, la foule s'est amassée bien avant 08h00 (05h30 Heures belges) aux abords de l'Université de Téhéran, où le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, doit présider dans la matinée une prière en l'honneur du soldat le plus populaire d'Iran. La foule compacte et noire qui stationne autour de l'université sous un soleil glacial ou qui défile sur plusieurs kilomètres le long des avenues Enghelab ("Révolution" en persan) et Azadi ("Liberté") agite moult drapeaux rouges (couleur du sang des "martyrs") ou iraniens, mais aussi des drapeaux libanais ou irakiens. Les rues résonnent par intermittence de slogans "Mort à l'Amérique", "Mort à Israël" sur fond de mélopée funèbre chantée par des voix mâles diffusées par haut-parleurs. Un homme porte un bandeau "#hard_revenge" (#vengeance_terrible en anglais) alors que d'autres panneaux, en anglais également, appellent à venger la mort du général Soleimani. Faisant référence au général Soleimani et aux autres Iraniens tués avec lui, la télévision d'Etat, qui couvre l'événement en direct avec force vues aériennes du centre de la capitale titre en bandeau : "Résurrection sans précédent de la capitale iranienne en accueillant Haj Qassem et les martyrs de la résistance".

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