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Journée sombre à New York, Trump parle d'une période "horrible" aux Etats-Unis: "Il va y avoir beaucoup de morts"

Journée sombre à New York, Trump parle d'une période
© Image Belga
CORONAVIRUS

Le coronavirus a fait plus de 63.000 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, dont près des trois quarts en Europe, et Donald Trump a averti les Américains que les Etats-Unis, déjà durement touchés par le fléau, entraient dans une période "horrible".

Au moins 63.437 décès ont été recensés dans le monde, dont plus de 46.000 en Europe, continent le plus touché, selon un bilan de l'AFP établi à partir de sources officielles samedi à 19h00 GMT.

Un enfant de cinq ans figure parmi les dernières victimes en Grande-Bretagne, ce qui rappelle que la maladie ne tue pas seulement les personnes âgées ou affaiblies.

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Ce sera probablement la semaine la plus dure

Aux Etats-Unis, où la pandémie progresse rapidement, le nombre des cas confirmés de contamination dépasse les 300.000, et le président Trump a prévenu que les Etats-Unis entraient à présent dans "une période qui va être vraiment horrible", avec "de très mauvais chiffres".

"Ce sera probablement la semaine la plus dure", a déclaré M. Trump lors d'un briefing à la Maison Blanche. "Il va y avoir beaucoup de morts", a-t-il ajouté.

Avec 15.362 morts, l'Italie est actuellement le pays au monde comptant le plus de décès, suivi de l'Espagne (11.744), des États-Unis (8.098), de la France (7.560) et du Royaume-Uni (4.313).

Plus d'un million de cas officiellement déclarés dans le monde

Une note d'espoir est toutefois parvenue d'Italie, où le nombre d'hospitalisations en soins intensifs a diminué pour la première fois depuis que l'épidémie y a explosé il y a plus d'un mois. 

Le nombre de malades du Covid-19 en soins intensifs dans les hôpitaux italiens est repassé sous la barre des 4.000 (3.994 contre 4.068 la veille).

"C'est une nouvelle importante parce que cela permet à nos hôpitaux de respirer. C'est la première fois que ce chiffre est en baisse depuis que nous avons la gestion de cette urgence", s'est félicité le patron de la protection civile Angelo Borrelli.

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, plus d'un million de cas ont été officiellement déclarés dans le monde, dont plus de la moitié en Europe. Toutefois, le nombre de cas diagnostiqués ne reflète qu'une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant désormais plus que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière.

La maladie étant officiellement jugulée en Chine, les Etats-Unis sont en passe de devenir la nouvelle ligne de front de la pandémie. Dans la seule ville de New York, 1.905 décès ont été enregistrés.

Les Américains se préparent donc au pire, bâtissant des hôpitaux de campagne de Los Angeles à Miami, avec des milliers de lits supplémentaires de réanimation et un gigantesque navire-hôpital à quai à New York.

> CORONAVIRUS: CARTE MONDIALE (actualisée en temps réel)

Trump appelle ses concitoyens à se couvrir le visage

Selon le spécialiste américain Anthony Fauci, conseiller du président Donald Trump et membre de la cellule de crise de la Maison Blanche, il ne fait plus guère de doute que le nouveau coronavirus est transmis par voie aérienne quand "les gens ne font que parler, plutôt que seulement lorsqu'ils éternuent ou toussent". Ce qui expliquerait l'extrême contagiosité apparente du Covid-19.

En conséquence, Donald Trump a appelé vendredi ses concitoyens à se couvrir le visage à l'extérieur.

Depuis le début de l'épidémie, l'hypothèse selon laquelle le coronavirus pourrait se transmettre via l'air expiré (les "aérosols" selon le terme scientifique) fait l'objet de nombreuses spéculations et n'est pas encore scientifiquement prouvée.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) s'est pour le moment montrée prudente sur le sujet.

En Asie, où les masques chirurgicaux sont omniprésents, le retard des pays occidentaux, ouvertement pointés du doigt, est vu comme une aberration.

Les déclarations américaines ne devraient pas manquer de relancer la course planétaire à l'achat des précieux masques chirurgicaux, que certains pays - confrontés à la pénurie - s'arrachent désormais. Pays occidentaux, Etats-Unis en tête contre les pays européens, jouent ouvertement des coudes pour s'approvisionner en Chine.

 

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