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Corruption au Guatemala: des manifestants demandent la démission du président

Corruption au Guatemala: des manifestants demandent la démission du président
Manifestation à Guatemala pour demander la démission du président Jimmy Morales, le 20 septembre 2018CARLOS ALONZO

Des milliers d'étudiants et militants ont manifesté jeudi dans la capitale du Guatemala pour réclamer la démission du président Jimmy Morales, qui s'est attaqué à une mission anticorruption de l'ONU enquêtant sur le financement de sa campagne électorale en 2015.

Un imposant cortège est parti du campus de l'Université publique de San Carlos (Usac), au sud de la ville de Guatemala, pour arriver au centre historique, où il a été rejoint par des élèves de lycées catholiques, des artistes, des militants de syndicats, d'organisations indigènes et de collectifs LGBT.

"Nous n'avons pas peur et nous voulons qu'ils [le président et son gouvernement] partent", a déclaré Lenina Garcia, une dirigeante étudiante.

Pour cette militante, le président Morales s'est attaqué à la Commission internationale contre la corruption et l'impunité au Guatemala (CICIG) "pour défendre ses propres intérêts".

Selon la presse guatémaltèque, des manifestations similaires se sont déroulées dans d'autres villes de ce pays d'environ 17 millions d'habitants.

Le 4 septembre, le président Morales avait déclaré persona non grata Ivan Velasquez, le chef de la CICG. Et quatre jours auparavant, il avait annoncé le non-renouvellement du mandat de la CICIG au delà de septembre 2019.

La mission onusienne, rejointe récemment par la justice guatémaltèque, a demandé la levée de l'immunité du président, soupçonné de financement illégal de sa campagne en 2015.

Au son de tambours, de pétards et de trompettes de plastique, la foule a scandé notamment: "Jimmy Morales, devant les tribunaux" et "Le peuple ici présent n'a pas de président".

Défiant l'ONU et la Cour constitutionnelle, le chef de l'État guatémaltèque a maintenu sa décision de refuser l'entrée du territoire à la CICG, alimentant encore davantage la colère populaire. Celle-ci est d'autant plus vive que Jimmy Morales avait promis durant sa campagne électorale de lutter contre la corruption et de prolonger le mandat de la mission onusienne.

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