Côte d'Ivoire: Serge Beynaud, Vitale, Safarel et Shan'l lauréats des Primud

(Belga) Serge Beynaud, une des grandes stars du coupé-décalé, a été le grand vainqueur samedi de la première édition des Prix des musiques urbaines et du Coupé-Décalé (Primud), à Abidjan, alors que les chanteuses Vitale et Shan'L ont également été récompensées.

La cérémonie qui remplace les Awards du Coupé-Décalé en étendant les prix à plusieurs genres de musique a réuni des dizaines de stars du show-business ivoirien dans un grand hôtel d'Abidjan et a attiré des millions de votants par SMS ou sur internet pour élire les lauréats, selon les organisateurs. "C'est important d'avoir un tel prix. Nous travaillons toute l'année et avoir un tel prix c'est dire que le travail est reconnu par tous les mélomanes. Le coupe-décalé s'exporte maintenant et est beaucoup copié par des artistes d'autres pays", a affirmé à l'AFP Serge Beynaud, vainqueur du Primud d'or et du Prix de meilleur artiste du Coupé décalé. Safarel, auteur notamment du tube "Manger, chier" a remporté le prix de meilleur artiste masculin et du meilleur concept. Vitale, la chanteuse de "Coups de reins" et de "Chéri Coco" a obtenu le prix de meilleure artiste féminine tandis que les rappeurs de Kiff no Beat ont obtenu deux prix. La Gabonaise Shan'l a remporté le prix de meilleure artiste d'Afrique centrale. Parfois controversé, son titre "Tchizambengue", un des plus gros tubes africains des dernières années, fait l'éloge des maîtresses par rapport aux femmes mariées. La star malienne Sidiki Diabaté, fils de Toumani Diabaté, a lui remporté le prix de meilleur artiste d'Afrique de l'Ouest. Son Rap/Hip-Hop qui incorpore des sonorités traditionnelles a largement débordé les frontières de son pays. Un hommage a été rendu au célèbre accordéoniste N'Goran la Loi et au chanteur Dezy Champion, tous deux décédés cette année. Genre musicale mais aussi attitude, le coupé-décalé, musique au rythme endiablée et utilisant souvent des sons électroniques, est né en 2003 dans les boîtes de nuit ivoiriennes pour se disséminer dans toute l'Afrique et désormais en Europe et aux USA. Une des légendes autour du genre veut que l'expression provienne des arnaques ivoiriennes: "On coupe (on arnaque), on décale (on s'enfuit ou disparaît)", explique le journaliste Usher Aliman, auteur de "Douk Saga, l'histoire interdite du coupé-décalé". (Belga)

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