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Crise au Venezuela - Le syndicat de la presse vénézuélienne dénonce la fermeture de médias

(Belga) Dix médias vénézuéliens ont fermé ou licencié leurs employés à la suite des réformes économiques du président Nicolas Maduro qui a annoncé une augmentation de 3.400% du salaire minimum, a dénoncé jeudi le syndicat des travailleurs de la presse (SNTP).

"Les mesures économiques menacent d'anéantir les médias. Aux moins dix d'entre-eux ont annoncé leur disparition, leur changement de statut ou le licenciement de leur personnel", a indiqué jeudi le syndicat sur Twitter. Sept journaux et une station de radio locale ont fermé, deux journaux régionaux ont licencié leur personnel ou tenteront de continuer à paraître sous une version numérique. Le SNTP affirme également que le quotidien El Universal, un des plus anciens et des plus diffusés dans le pays, a annoncé à ses salariés qu'il ne pourra pas payer les nouveaux salaires. "Lors d'une réunion le 22 août, on leur a demandé leur carnet de la patrie (carte qui donne accès aux aides de l'Etat) afin que les salaires puissent être subventionnés durant 90 jours", a indiqué le syndicat. Nicolas Maduro a déclaré que son gouvernement compensera pendant 90 jours le "différentiel" de l'augmentation du salaire minimum (environ 30 dollars) pour toutes "les petites et moyennes industries". Pour pouvoir bénéficier de cet avantage, les salariés doivent obtenir leur carte de patrie que l'opposition considère comme un instrument de contrôle social. Le gouvernement vénézuélien a mis en oeuvre, le 20 août, une série de réformes économiques. Elles comprennent notamment l'entrée en vigueur de nouveaux billets qui comptent cinq zéros en moins que les actuels bolivars. Cette réforme prévoit également une augmentation du prix de l'essence, qui était jusqu'ici la moins chère du monde. Le carburant restera subventionné pour les seuls détenteurs d'un carnet de la patrie. (Belga)

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