Crise au Venezuela - Les soldats vénézuéliens "meurent de faim", affirme un amiral américain

Crise au Venezuela - Les soldats vénézuéliens

(Belga) Les soldats vénézuéliens "meurent de faim" et l'état de leur armée s'est "détérioré", même si pour l'instant les troupes restent loyales au président Nicolas Maduro, a affirmé jeudi un amiral américain.

"Les troupes meurent de faim, tout comme la population", a déclaré l'amiral Craig Faller, chef du commandement de l'armée américaine chargé de l'Amérique latine, devant une commission du Sénat. L'amiral a dit que l'état de l'armée vénézuélienne s'était "détérioré" mais qu'elle restait "loyale à Maduro, ce qui la rend dangereuse". Selon M. Faller, qui a pris ses fonctions en novembre, l'armée américaine suit la situation au Venezuela de près et est prête à protéger le personnel américain et les installations diplomatiques "si nécessaire". Le président Donald Trump a déjà dit que toutes les options étaient sur la table, y compris militaires, mais M. Faller a affirmé que Washington se concentrait sur les efforts diplomatiques. La pression internationale s'accentue sur Nicolas Maduro pour qu'il quitte le pouvoir, et les soutiens à son rival de l'opposition, Juan Guaido, se multiplient: il a jusqu'ici été reconnu par une quarantaine de pays depuis qu'il s'est autoproclamé président par intérim le 23 janvier. Craig Faller a précisé que Washington cherchait des signes d'éventuelles "fissures" dans la loyauté de l'armée à Maduro, mais a refusé d'en dire davantage lors de son audience publique devant la commission sénatoriale. M. Faller a dit avoir visité la frontière entre la Colombie et le Venezuela, où des soldats américains déployés sur le navire médical USNS Comfort ont monté des camps médicaux. Dans une référence apparente à des soldats vénézuéliens, il a dit avoir vu des "gamins" ayant perdu jusqu'à 13 kilos en un an. "Ils sont tout maigres, ils n'ont jamais eu d'assistance médicale, nous pensons qu'une large partie de la population est dans le même cas et nous pensons que la population est prête pour un nouveau dirigeant", a-t-il ajouté. La pénurie de nourriture et de médicaments a poussé 2,3 millions de personnes à fuir le Venezuela depuis 2015. (Belga)

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