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Crise au Venezuela - Réunion du Groupe de Lima le 25 février à Bogota

(Belga) Le Groupe de Lima se réunira le lundi 25 février à Bogota pour confirmer son soutien à l'opposant Juan Guaido, reconnu comme président intérimaire du Venezuela par une cinquantaine de pays, a-t-on appris jeudi auprès de la présidence colombienne.

La veille, le président colombien Ivan Duque, en visite à Washington jusqu'à samedi, avait annoncé pour "la semaine prochaine" la réunion de ce groupe, qui compte 14 pays membres d'Amérique latine et le Canada. "Nous serons les hôtes du Groupe de Lima la semaine prochaine à Bogota", avait-il dit, précisant que la réunion visait à ce que "tous les pays de l'hémisphère" apportent à Juan Guaido leur "soutien le plus fort, nécessaire à la transition au Venezuela". Finalement, la réunion devrait donc se tenir deux jours après l'échéance du 23 février, fixée par le leader de l'opposition pour l'entrée de l'aide humanitaire envoyée des Etats-Unis, mais refusée par le régime chaviste, et stockée depuis le 7 février du côté colombien de la frontière, à Cucuta. Les Etats-Unis et la Colombie sont favorables au départ du pouvoir du président vénézuélien Nicolas Maduro, dont ils jugent le mandat actuel "illégitime" et qu'ils accusent d'être responsable de la grave crise économique dans laquelle est plongée l'ancienne puissance pétrolière. Juan Guaido, chef du Parlement élu en 2015 et dominé par l'opposition, s'est auto-proclamé président intérimaire le 23 janvier, s'engageant à organiser de nouvelles élections, en estimant que Nicolas Maduro, dont l'actuel mandat a débuté le 10 janvier, avait été réélu frauduleusement. Le Groupe de Lima, créé en 2017 pour promouvoir une issue à la crise vénézuélienne, s'est réuni pour la dernière fois le 4 février à Ottawa. Onze de ses 14 membres ont alors appelé à un changement pacifique de gouvernement au Venezuela et exhorté l'armée, pilier du régime, à reconnaître Juan Guaido, ainsi qu'à laisser entrer l'aide humanitaire, afin de compenser les pénuries d'aliments et de médicaments dont souffre la population. Nicolas Maduro, qui attribue la crise aux sanctions imposées par les Etats-Unis, avait jugé cet appel "répugnant et risible", lors d'une cérémonie marquant l'anniversaire du soulèvement militaire manqué du 4 février 1992, mené par Hugo Chavez, devenu ensuite président de 1999 à sa mort en 2013. (Belga)

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