En ce moment
 
 

Crise en Ukraine: "Nous ne sommes pas sur une option militaire", déclare la ministre de la Défense

Crise en Ukraine: "Nous ne sommes pas sur une option militaire", déclare la ministre de la Défense
©IMAGE BELGA
 
 

Interrogée sur la récente escalade du conflit russo-ukrainien, la ministre belge de la Défense, Ludivine Dedonder, assure que la Belgique est "dans un rôle de dissuasion avec les pays alliés et si on se déploie, c'est pour protéger tous ces pays au pourtour de l'Ukraine", dans La Dernière Heure mercredi.

"Je le répète et c'est important, le dialogue est toujours présent, les échanges entre l'Europe, l'Otan et la Russie existent toujours pour stopper cette escalade. Et si nous étions dans le scénario du pire, alors effectivement nos troupes (environ 500 militaires, des F-16 ainsi qu'un navire) pourraient être amenées à se déployer avec nos alliés dans des délais très courts, il y a de nombreuses étapes avant cela mais ça peut aller très vite si nécessaire", déclare-t-elle.  "À la Défense, nous sommes toujours dans un état de préparation, prêts à nous déployer si c'est nécessaire. C'est-à-dire s'il y a une demande unanime de l'Otan pour déployer nos forces à l'intérieur de l'Otan afin de défendre nos alliés. Nous ne sommes pas sur une option militaire en Ukraine. Pour l'instant, il n'y a pas eu de demande formulée par le commandement militaire de l'Otan. Ils sont dans l'étude et l'analyse en fonction de leurs informations", affirme aussi la ministre dans Sudinfo. Elle confirme par ailleurs dans ces titres et La Libre Belgique que la Défense a reçu "une demande informelle, puis une demande formelle de l'Ukraine pour une aide létale et non létale". "Nous n'avons pas encore répondu à la demande, nous n'avons pas encore dit oui ou non", explique la ministre. "Des consultations sont en cours avec nos partenaires. On va évaluer au niveau du gouvernement l'attitude à prendre. Mais les discussions sont plus larges qu'une demande d'armes ou de matériel. Elles portent sur l'aide globale que l'on peut apporter à l'Ukraine, comme un soutien financier." 


 

Vos commentaires