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Gard: bilan "catastrophique" de l'incendie qui a parcouru 480 hectares

Gard: bilan
Les pompiers du Gard luttent contre un incendie, le 29 juin 2019 près de Saint-GillesSYLVAIN THOMAS

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Un incendie a parcouru quelque 480 hectares en 24 heures à Générac (Gard), près de Nîmes, avant d'être maîtrisé mercredi, laissant derrière lui un bilan naturel et agricole "catastrophique", selon le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

"C'est un des incendies les plus violents que nous avons connus depuis le début de la saison estivale", a déclaré à la presse le ministre, en déplacement sur les lieux du sinistre. "Nous sommes dans une période de grande sécheresse: au moment où je vous parle, en France, nous avons une surface, qui a brûlé du fait des incendies, supérieure à celle que nous avons connue sur la totalité de l'année 2018", a-t-il ajouté.

Selon le site Prométhée, qui dépend du préfet de la zone de défense et de sécurité Sud, les incendies --avant celui de Générac-- avaient déjà brûlé 3.935 hectares contre 3.066 en 2018, dans 15 départements méditerranéens du Sud de la France.

Le ministre a aussi salué l'engagement aérien pour lutter contre cet incendie, avec près de 200 largages, et annoncé la commande de six nouveaux avions bombardiers d'eau Dash pour 360 millions d'euros qui viendront, en 2020 "renforcer encore nos moyens".

L'incendie, qui s'est déclenché mardi après-midi, "a un bilan, d'un point de vue naturel, d'un point de vue agricole, catastrophique mais la totalité des propriétés des habitations ont été sauvées", a souligné le ministre.

"On est sereins, on est optimistes, beaucoup plus que ce matin", avait affirmé de son côté le lieutenant-colonel Michel Charbetian, responsable des opérations du Sdis du Gard, avant l'interventiondu ministre.

Au total, 350 pompiers, dont 250 venus en renfort de départements voisins, étaient encore sur place mercredi en fin de journée. Depuis le début du sinistre, qui n'a fait aucune victime, 190 personnes ont été évacuées. Dans la nuit de mercredi à jeudi, une centaine de pompiers vont rester mobilisés pour surveiller d'éventuelles reprises du feu. Dans les trois jours à venir, le SDIS restera très attentif, selon M. Chabetian.

- Déjà des incendies en juin -

Cette zone avait déjà été touchée par de violents incendies lors de l'épisode de canicule durant lequel le Gard avait été placé en vigilance rouge par Météo France, fin juin.

Dans cette région d'élevage de taureaux, de chevaux ou d'ânes, la tâche des pompiers a été compliquée, non seulement par le vent tournant, mais aussi par la présence de nombreux animaux dans les fermes et sur les terrains touchés ou menacés par les flammes. "J'ai eu très peur, la soirée et la nuit ont été particulièrement éprouvantes", a déclaré à l'AFP un éleveur ne souhaitant pas être nommé et se disant "épuisé".

Plus de 140 véhicules de lutte contre les feux de forêt et jusqu'à 465 pompiers ont été engagés. Un pompier a été légèrement blessé.

"Trois critères contribuent à un risque incendie élevé selon M. Charbetian, "une température de plus de 30°C, un vent à plus de 30 km/h et moins de 30% d'hydrométrie". Des critères réunis en cette fin juillet, avec des signaux inquiétants selon le colonel: "même les oliviers et la vigne ont brûlé".

Dans le département voisin, également touché par une intense sécheresse, un feu de garrigue et de pinède s'était déclaré mardi soir vers 21H00 à Montbazin (Hérault, 20 km au sud-ouest de Montpellier) et a parcouru une trentaine d'hectares, brûlant quatre maisons, trois voitures, tandis qu'une trentaine d'habitations ont dû être protégées.

En 24 heures, les pompiers héraultais ont précisé mercredi matin être intervenus à plus de 30 reprises pour lutter contre des incendies de végétaux et de forêt alors que le département est classé en "risque très sévère".

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