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De Biden aux petits candidats, cinq choses à savoir sur la primaire démocrate

Face au président américain Donald Trump, déjà entré en plein dans la campagne pour sa réélection, les démocrates vont mettre encore des mois à décider qui l'affrontera le 3 novembre 2020.

Vétérans de la politique ou jeunes quasi-inconnus, la bataille est féroce pour l'investiture démocrate entre les 18 candidats toujours en lice, qui affichent une diversité inédite.

Un an avant l'élection présidentielle américaine, voici cinq points sur l'investiture démocrate.

- Biden toujours en tête -

A bientôt 77 ans, l'ancien vice-président de Barack Obama reste ancré au sommet des sondages malgré des gaffes, des performances décevantes lors des débats, les questions sur son âge... et un barrage d'attaques lancées par le républicain Donald Trump.

"Je sais que je suis le favori", a déclaré Joe Biden sur la chaîne CBS dimanche, avec 27,5% dans la moyenne des sondages établie par RealClearPolitics.

"Mais il s'agit d'un marathon".

Après déjà 36 ans passés au Sénat et huit ans de vice-présidence, certains doutent toutefois que le vétéran de la politique puisse tenir la distance.

Ses comptes du troisième trimestre ont déclenché les alarmes de nombreux observateurs: malgré son statut de favori, Joe Biden arrive loin derrière ses rivaux progressistes Bernie Sanders et Elizabeth Warren, ainsi que le jeune maire Pete Buttigieg qui partage avec lui la voie centriste.

- Premières difficultés pour Warren -

Arrivée sur les talons de Joe Biden après un été marquée par son ascension, la sénatrice progressiste Elizabeth Warren (21,7%) porte, avec le sénateur indépendant Bernie Sanders, les espoirs de la gauche du parti.

"J'ai un projet pour cela": l'ancienne professeure en droit à Harvard et bête noire de Wall Street applique cette phrase à tous les sujets de son vaste programme.

Mais à mesure que sa popularité a augmenté, les attaques ont gagné en intensité. Lors d'un débat démocrate, en octobre, Elizabeth Warren a ainsi rudement été épinglée par ses rivaux pour ne pas avoir détaillé comment elle comptait financer sa coûteuse réforme de la santé.

Sous le feu des critiques, elle a finalement promis qu'elle révélerait dans les prochaines semaines les sources du financement de son système de santé universelle.

- Ceux qui pourraient surprendre -

Derrière les deux favoris, d'autres ont encore des chances de décrocher l'investiture démocrate.

Malgré une crise cardiaque en octobre, Bernie Sanders, le candidat le plus âgé à 78 ans, est en troisième place (17,7%) et le dit clairement: pas question d'abandonner la course.

D'autant que le socialiste a enregistré le plus gros montant de financements, versés par de petits donateurs, au troisième trimestre.

Encore inconnu du grand public en début d'année, le maire de South Bend dans l'Indiana, Pete Buttigieg s'est depuis fait un nom.

Il a grimpé jusqu'à la quatrième place, loin du trio de tête (7,2%). Mais dans l'Iowa, Etat clé dans la primaire puisqu'il votera en premier, dès février, il arrive en troisième place.

Ajouté au montant impressionnant de dons engrangés jusqu'en septembre, ces bons résultats devraient lui permettre de rester en lice.

Après avoir fait une entrée remarquée dans la campagne et des étincelles face à Joe Biden, la sénatrice Kamala Harris a rechuté dans les sondages cet été jusqu'à la cinquième place (5,3%).

- Dernière chance pour les petits -

En queue de peloton, les petits candidats voient la pression augmenter pour se faire enfin une place au soleil... et justifier leur maintien dans cette coûteuse campagne électorale.

L'homme d'affaires Andrew Yang, fort d'une popularité inattendue, et la sénatrice centriste Amy Klobuchar pourront probablement rester en selle jusqu'en début d'année prochaine.

Mais pour les autres, la survie s'annonce plus difficile.

- La destitution en fond -

La plupart des candidats soutiennent l'enquête en vue de destituer le républicain Donald Trump. Et pourtant, cette procédure explosive est en train de détourner toute l'attention médiatique de leurs campagnes.

Joe Biden a lui, en plus, été happé par le scandale.

C'est en effet parce que le président américain a demandé à son homologue ukrainien qu'il enquête sur les affaires de la famille Biden que Donald Trump est aujourd'hui soupçonné d'abus de pouvoir.

Si rien ne démontre qu'il a mal agi, l'ancien vice-président doit se défendre de soupçons de conflits d'intérêts entourant les anciens postes de son fils aux conseils d'administration de grandes entreprises à l'étranger, alors même qu'il souffre d'une perte de vitesse dans les sondages.

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