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De nombreux Français apprennent à connaître la Wallonie avec son rejet du CETA, certains militants admirent la "capacité de résistance" de Paul Magnette

 
 

Depuis le début de la saga du CETA, on parle beaucoup de la Wallonie à l'étranger. C'est même une découverte pour certains qui apprennent à connaître cette petite région belge qui fait de la résistance, et le nom de son ministre-président qui tient tête à l'Europe. Reportage de Jimmy Meo et Patrick Lejuste.

Dans les rues lilloises, le ministre-président wallon n’est pas encore la superstar anti-CETA. "Est-ce que vous connaissez Paul Magnette ?", a demandé notre journaliste à des passants dans la rue. "Pas du tout", "absolument pas", lui a-t-on répondu. L’homme est clairement moins connu que son combat.

En France, en Europe, c’est la résistance wallonne, et plus largement belge qui fait écho. "J’ai vaguement entendu parler d’un problème qu’il y avait entre la Belgique et le Canada. Un problème commercial, mais sans plus de précision…", raconte un Lillois. "Apparemment, c’était un acte courageux de voter 'non'", a lu une autre sur les réseaux sociaux.


Paul Magnette, porte-parole des mouvements anti-CETA

Les mouvements anti-CETA ont trouvé un porte-parole en la personne de Paul Magnette, le seul homme qu’ils considèrent conscient et capable de dire "non". "On fait des pressions sur lui de manière inacceptable. Le mot ‘ultimatum’ m’est resté en travers de la gorge. C’est pas possible", s’agace Christian Ladesou, président de l’association Attac-Lille. "On a bien là la preuve d’une capacité de résistance parce que, malheureusement, les Grecs n’ont pas résisté autant contre la commission européenne", poursuit-il.

Ce mercredi soir, les Lillois organiseront un apéro debout. Une rencontre, un mouvement, pour marquer leur soutien à la résistance wallonne.


 

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