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De part et d'autre de la DMZ, les vies parallèles des Sud et des Nord-Coréens

De part et d'autre de la DMZ, les vies parallèles des Sud et des Nord-Coréens
Montage créé le 17 septembre 2018 des portraits de deux ouvrières de l'agro-alimentaire dans leurs usines: Hong Kum Ju (en haut), 27 ans, près de Wonsan en Corée du Nord le 11 avril 2017 et Kim Si-euEd JONES

De part et d'autre de la Zone démilitarisée (DMZ) qui divise la péninsule coréenne, un soldat fixe l'appareil du photographe de l'AFP, avec pour toile de fond les cahutes bleues emblématiques du village frontalier de Panmunjom.

Le président sud-coréen Moon Jae-in prendra un vol direct pour Pyongyang mardi à l'occasion de son troisième sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un. Mais pour les citoyens ordinaires des deux pays, visiter l'autre est interdit.

Les deux soldats de Panmunjom se trouvent à moins de 100 mètres de distance l'un de l'autre. Mais pour pouvoir les prendre en photo, il faut entreprendre un voyage long et compliqué qui passe par la Chine.

L'AFP est l'une des rares médias internationaux à avoir un bureau à Pyongyang si bien qu'elle a un accès inhabituel au pays reclus. Le photographe Ed Jones, basé à Séoul, est le seul photographe établi au Sud autorisé à se rendre régulièrement au Nord, ce qui lui donne une perspective unique sur les deux pays.

Les photographies des soldats font partie d'une série de portraits croisés pris par le photographe dans chacune des Corées, l'une une démocratie capitaliste et l'autre un pays isolé doté de l'arme nucléaire.

On y voit des paysans, des employés de station-service, des guides touristiques, des enfants, des gens qui font leurs courses... La série montre les ressemblances et différences visuelles entre les deux sociétés et leur population.

Pour traduire la situation géographique des deux pays, les portraits des Nord-Coréens figurent au dessus de ceux des Sud-Coréens.

"C'est moins une question de technique que d'accès", raconte Ed Jones. "C'est un style de photographie brute qui traite plus de l'histoire des deux pays".

"On peut mettre les photos côte à côte mais dans la vraie vie, les gens ne peuvent se tenir côte à côte, il y a quelque chose d'intrinsèquement captivant là dedans".

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