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Début des obsèques de Maëlys, dans une vive émotion, en Isère

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Des larmes et des fleurs blanches : plusieurs centaines de personnes ont pris place dans l'église de La-Tour-du-Pin (Isère) et sur son parvis, samedi vers 14H30, pour rendre un dernier hommage à Maëlys, que Nordahl Lelandais reconnaît avoir tuée "accidentellement", a constaté un journaliste de l'AFP.

"Neuf mois que nos vies sont brisées", a déclaré en larmes Jennifer Cleyet-Marrel, la mère de Maëlys, au début de la célébration. "J'ai partagé neuf ans de bonheur à tes côtés. Ton absence laisse un grand vide en moi. Maëlys, je ne souffre plus maintenant : quand je regarde le ciel, je sais qu'une étoile veille sur nous".

'Tu étais joyeuse, pleine de vie", a ajouté son père, Joachim de Araujo. "Il reste les beaux souvenirs. Il y a toujours ta place à la table familiale".

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption ne comptant que 400 places pour la famille et les proches, la cérémonie "publique", présidée par l'évêque de Grenoble, Mgr Guy de Kerimel, est retransmise sur un écran géant placé sur le parvis ensoleillé, pour les quelque 200 personnes, venues parfois de loin témoigner de leur soutien, et pour les médias.

Les parents du caporal Arthur Noyer, que Lelandais reconnaît aussi avoir tué, ont tenu à être présents.

L'inhumation aura lieu ensuite "dans l'intimité" au cimetière de la commune.

Les parents de la fillette, qui allait avoir 9 ans, ont choisi de l'enterrer dans ce village de 8.000 habitants, où ils ont des attaches familiales. Il est situé à une vingtaine de kilomètres de Pont-de-Beauvoisin, où Maëlys avait disparu lors d'une soirée de mariage, le 27 août. Un village dont leur avocat, Me Fabien Rajon, est le maire.

Dès 8H00, les abords de l'église ont été interdits de stationnement et fermés à la circulation, tandis que les habitants, seuls ou en famille, venaient déposer des gerbes blanches sur les marches et signer les registres de condoléances à l'extérieur de l'église.

Sébastien, 45 ans, a voulu "rendre hommage à Maëlys", car il se dit "très touché par ce drame" qui "peut arriver à tout le monde (...). C'est une étape importante pour la famille. Ils vont enfin pouvoir l'enterrer", ajoute cet habitant de La-Tour-du-Pin.

Catherine, 56 ans, dont la fille a été "assassinée" a également voulu "témoigner (son) soutien à la famille. Je veux être là pour elle. Ce sont des choses qui ne devraient pas arriver", déclare-t-elle.

Dans le centre-ville, les commerçants ont disposé des ballons blancs, symbole de "l'innocence", devant leurs devantures.

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