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Des accords pour plus de 18 milliards de dollars signés entre Paris et Ryad

(Belga) La visite en France du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s'est conclue mardi avec la signature de 19 protocoles d'accord entre des entreprises françaises et saoudiennes pour une valeur totale de plus de 18 milliards de dollars.

Ces lettres d'intention concernent des secteurs industriels comme la pétrochimie et le traitement de l'eau, mais aussi du tourisme, des activités culturelles, de la santé et de l'agriculture, a indiqué dans un communiqué le forum d'affaires franco-saoudien, une conférence de dirigeants d'entreprises et de représentants des deux gouvernements. Pour clore la visite de l'héritier saoudien, Emmanuel Macron a décidé d'associer le Premier ministre libanais Saad Hariri à un échange avec Mohammed ben Salmane, qu'il a accueilli mardi en fin d'après-midi au palais de l'Élysée, a annoncé la présidence française. "Les trois dirigeants évoqueront ensemble brièvement, avant le dîner officiel, les sujets liés à la stabilité du Moyen-Orient, à la lutte contre le terrorisme et aux coopérations économiques et culturelles", a précisé la présidence. M. Hariri est également convié au dîner officiel en l'honneur du prince saoudien. Le Premier ministre libanais est resté à Paris après la conférence, vendredi, de soutien à l'économie libanaise, baptisée CEDRE, qui s'est déroulée à un mois des législatives du 6 mai dans son pays. La communauté internationale s'est alors engagée à mobiliser 11 milliards de dollars en prêts et en dons en faveur du Liban dont l'économie est durement affectée par les crises régionales. Selon l'Élysée, "l'Arabie saoudite est un partenaire très important du Liban", comme l'a montré sa décision de débloquer une ligne de crédit d'un milliard de dollars à la conférence. Saad Hariri a rencontré Mohammed ben Salmane, surnommé MBS, et le roi du Maroc Mohammed VI lundi soir dans un hôtel parisien, selon un selfie qu'il a tweeté dans la nuit. Cette rencontre intervient quelques mois après la crise déclenchée en novembre 2017 lorsque Saad Hariri avait annoncé de Ryad sa démission. L'Arabie saoudite avait alors été accusée d'avoir forcé M. Hariri à quitter ses fonctions et de l'avoir retenu contre son gré. L'affaire avait été dénouée à la suite d'une intervention de la France et M. Hariri avait finalement renoncé à démissionner. (Belga)

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