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Des milliers de personnes rassemblées à Paris contre l'antisémitisme

Des milliers de personnes rassemblées à Paris contre l'antisémitisme
Rassemblement à Paris contre l'antisémitisme, le 19 février 2019Thomas SAMSON

Des milliers de personnes ont commencé à affluer mardi soir place de la République à Paris pour dire non à l'antisémitisme, à l'appel d'une cinquantaine de partis, associations, mouvements.

Dans la foule, des pancartes "Ça suffit" - le mot d'ordre du rassemblement -, "non à la banalisation de la haine".

Un périmètre de sécurité a été délimité par des barrières au centre de la place noire de monde, où les responsables politiques ont commencé à se presser vers 19H00.

"Il fallait aujourd'hui dire ça suffit, dire que tout n'est pas possible, et quand on voit ces actes qui se multiplient, il est temps de réagir ensemble et de la meilleure des manières", a déclaré le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, à l'origine de cette mobilisation massive.

Face à la recrudescence des actes antisémites (+74% en 2018), M. Faure avait lancé la semaine dernière un appel d'abord signé par quatorze partis, rejoints depuis par de nombreuses autres organisations.

La maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), le chef de file de Générations, Benoît Hamon, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse (LR), le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, des députés LREM et des représentants de la France insoumise ont notamment été aperçus.

L'ancien président socialiste François Hollande, arrivé vers 19H30, a fait valoir que "l'antisémitisme, c'est un fléau, c'est une attaque contre la République".

"Nous devons ici, au-delà des sensibilités, des fonctions occupées, des responsabilités exercées, être là pour que les Français puissent être eux-mêmes là. Car l'antisémitisme, ça n'est pas l'affaire des juifs, c'est l'affaire de tous les Français", a-t-il poursuivi.

Le président de LR, Laurent Wauquiez, a pour sa part lancé: "Ça suffit les croix gammées, les insultes", dans une allusion à la profanation d'un cimetière juif mardi, en Alsace, et aux insultes proférées à l'encontre du philosophe Alain Finkielkraut samedi, en marge d'une manifestation de "gilets jaunes".

"C'est un sursaut républicain mais cela ne peut pas suffire non plus. On a besoin d'actes, de vraies décisions. Avant de changer la loi, commençons déjà par l'appliquer. Que les actes antisémites soient jugés. Derrière les actes antisémites, il y a la question de l'islamisme intégriste", a poursuivi M. Wauquiez.

Ian Brossat, le chef de file du PCF pour les Européennes, est venu avec Lassana Bathily, le héros de l'Hyper Cacher parisien.

Des "gilets jaunes" se sont rendus à la manifestation, notamment Côme Dunis et Frédéric Mestdjian, de la liste "Ralliement d'initiative citoyenne".

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