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Deux condamnés exécutés jeudi aux États-Unis

Deux condamnés exécutés jeudi aux États-Unis
Photo d'une "chambre de la mort" à Huntsville au Texas, le 29 février 2000PAUL BUCK

Deux condamnés à morts ont été exécutés jeudi soir dans les États américains de l'Alabama et de la Géorgie, malgré d'ultimes recours judiciaires lancés par les avocats des prisonniers.

Dans l'Alabama, Michael Eggers, 50 ans, a reçu une injection létale à 18H54 locales et a été déclaré décédé 35 minutes plus tard. Un jury l'avait condamné à la peine capitale pour l'enlèvement et le meurtre d'une femme en 2000.

Ses défenseurs affirmaient qu'il était atteint d'hallucinations, de délire de persécution et d'autres troubles psychiques graves. Ils avaient saisi la Cour suprême des États-Unis pour demander un sursis à l'exécution, que la haute cour a refusé.

La dernière exécution prévue dans l'Alabama, le mois dernier, avait suscité la controverse: elle avait été suspendue au terme d'une soirée éprouvante, les agents pénitentiaires ne parvenant pas à perfuser le condamné, gravement malade. Les avocats du prisonnier avaient averti que son exécution risquait de se transformer en séance de torture.

La Géorgie a de son côté exécuté à 22H33 locales Carlton Gary, 67 ans, reconnu coupable d'avoir tué trois femmes en 1977.

La commission des grâces et libérations conditionnelles de la Géorgie avait précédemment écarté toute mesure de clémence au bénéfice de M. Gary.

De septembre 1977 à avril 1978, la ville de Columbus dans l’État de Géorgie avait été le théâtre de violentes agressions contre des femmes âgées, des actes qui avait suscité une véritable psychose chez les habitants.

Les victimes, âgées de 59 à 89 ans, avaient été passées à tabac, violées et étranglées, souvent avec leurs propres collants. Sept femmes avaient perdu la vie, deux avaient été blessées.

Les procureurs ont toujours maintenu qu'un seul et même homme avait commis les neuf attaques et Carlton Gary, arrêté en 1984, a été présenté comme le "tueur aux collants". Les procureurs fondaient leur conviction sur des aveux qu'aurait passés le prisonnier, ainsi que sur des empreintes digitales l'impliquant dans certains des crimes.

Les avocats de Carlton Gary rejetaient toutefois cette thèse, en affirmant que de nouvelles méthodes de police scientifique permettaient de disculper leur client. Leurs ultimes recours judiciaires, jusqu'à la Cour suprême américaine, ont été vains.

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